Ici-bas

Être À Soi-même Sa Propre Lumière, C'est Refuser De Suivre La Lumière D'un Autre, Si Raisonnable, Si Logique, Si Exceptionnel, Si Convaincant Soit-il. Être À Soi-même Sa Propre Lumière: Là Est La Vraie Liberté. Jiddu Krishnamurti

Le Langage Des Gouvernants…


HommeParle

La Nouvelle Langue des Gouvernants Est également Celle Des Médias Et Des Financiers Qui La Cultivent Et La Propagent Généreusement.


Le phénomène a pris, durant ces vingt dernières années, une ampleur sans précédent à la mesure des gouvernants, des politiciens, des sociologues de l’État, des technocrates, avec ces accompagnateurs du pouvoir, que sont les médias, les publicitaires et les financiers…

Ce sont les mots des gouvernants, portés et amplifiés par les médias, qui influencent radicalement en les réorientant, les choix individuels et collectifs des sociétés humaines.

La nouvelle langue du pouvoir ainsi entretenue se déverse quotidiennement avec le généreux concours des médias de tous poils ; il s’agit là d’une propagande au jour le jour, qui s’apparente au bourrage de crâne.

L’état, Est Le Grand Maître De L’Euphémisme Grand Public.


Dissimuler la vérité, manipuler, flatter l’ego, embellir, valoriser ou rendre acceptable ce qui ne pourrait l’être, sont ses instruments favoris…

Le langage actuel du pouvoir a pour fonction et objectif de : ― Présenter un portrait idyllique d’une triste réalité. ― Promouvoir la disparition des valeurs traditionnelles.
 ― Empêcher toute critique du système en place, par la diabolisation des opposants, et l’interdiction officieuse ou officielle de certains mots comme c’est le cas, pour le mot « Race ».

Sous l’apparence d’une démocratie qui n’en est plus vraiment une, nous vivons sous l’emprise d’un régime artificiel médiatique et judiciaire, avec pour corollaire la montée d’une censure croissante de la liberté d’expression.

L’exercice du Pouvoir s’exprime aujourd’hui dans l’art de La Communication, qui est devenu plus que jamais un instrument de mise en scène et de travestissement des vérités et réalités vraies.

L’état de droit veut faire croire à la population qu’elle forme une nation unie sans conflit véritable ; et les politiciens, des médias et les milieux financiers entretiennent une communication consistant à donner l’impression de faire les réformes voulues, sans rien changer.

Seul Existe Vraiment Ce Qui Est Médiatisé ; Ce Dont On Parle Partout, Alors L’Événement Non Connu, N’a Pour Ainsi Dire Aucune Existence !


Mots travestis, Mots masqués, Mots mystificateurs, un lessivage des cerveaux a grande échelle, ni plus ni moins ! La dérive n’en finit pas, avec un vocabulaire dévoyé qui, sous d’innocentes apparences, bêtifie les individus.

Pouvoir et autorités travestissent la réalité, dissimulent les vérités, et orientent les esprits, dans le sens voulu. Tout y est, réformes, crises, croissance, diversité, mixité, multi culturalisme. La communication des gouvernants travaille 24 heures sur 24 et 7 jours sur sept, soutenue par les médias, à la domestication des esprits.

Plus On En Parle, Plus Ce Que Promeut Le Pouvoir Se Réalise !


Le trait caractéristique majeur du nouveau langage des autorités est l’utilisation de l’euphémisme.

• L’euphémisme, c’est nommer une loi : ― « Loi Pour L’égalité Des Chances » afin d’occulter la destruction du droit du travail et la précarité ; cette formulation donne une image valorisante. ― « Une loi Pour L’immigration Choisie » est acceptable, alors qu’une réglementation de l’immigration, et la réduction du droit d’asile provoqueraient indignation et révolte.

• Les mots peu flatteurs « pauvres », « opprimés », « classes » ou « travailleurs » disparaissent du vocabulaire usuel. Désormais, il n’y a plus de pauvres, mais des gens de condition modeste, plus d’exploités, mais des exclus, plus de classes, mais des couches sociales.

• Le vocabulaire de l’injustice est remplacé par celui de la compassion, lorsque l’on parle de la solidarité, de convivialité, de commerce équitable...

• Le mot « social » s’applique à tout ce qui est destiné à faire accepter leur sort aux défavorisés. Alors il y a les logements sociaux, des travailleurs sociaux, des prestations sociales, un dialogue social, des partenaires sociaux, des plans sociaux.

Il y a de la misère, il faut donc une politique sociale pour faire accepter la misère aux gens qui peuvent avoir de mauvaises réactions.

Un plan de « cohésion sociale » est un plan de « maintien de l’ordre » pour calmer tous les « Sans Droit » c’est à dire les sans-papiers, sans logement, sans travail. Cela donne ainsi à ces « Plus Pauvres » quelques raisons d’espérer.



▲ Aron O’Raney
Mercredi 8 août 2018