Ici-bas

Comme Le Torrent Se précipite Vers La Mer, Comme Le Soleil Et La Lune Glissent Par Delà Les Montagnes Du Couchant, Comme les Jours Et Les Nuits Les Heures Et Les Instants S'enfuient, La Vie Humaine S'écoule Inexorablement. Padmasambhava (VIIIe Siècle)

Au Bord Du Chemin


Au Bord Du Chemin

Dans L’absurde mélancolie, Du Vivre Sans Comprendre, 
Le vent seul gouverne, le temps l'emporte.

Mes chemins sont d’un brouillard rocailleux,
Mes pas s’égarent, croisant ici et là,
Fantômes du passé, chimères sans lendemain.

Nul ne choisit sa destinée, 
Ballotés d’ici à là-bas,
Les désirs entrainent.

Tel chemin ou cet autre
Où cela mène-t-il
Quel ciel? Quelle nature?

Pour gravir la montagne de l’à venir,
Reste, le souffle,
Car cette vie parfois s’obstine, 
Entre début et fin. 

Il faut vouloir pour voir, 
Aimer pour l’emporter.

Balayant la tristesse du chemin pierreux,
Le vent souffle, les voiles s’envolent,

Sur le visage, L’ombre s’agrippe,
Le sourire s’éclipse,
L’obscurité s’invite.

Au bout de la nuit noire,
Derrière l’horizon enténébré,
Que subsiste-t-il?

Ma prière attend l’apparition,
En moi, elle est toujours,
Reliée au vide sans nom.

Un visage, une parole, la lumière,
On espère, mais cela ne vient pas,
Le Créateur ne répond pas,

Mais, il accueille mes pensées secrètes,
Comme nul autre, ne pourrait le faire.




Aron O’Raney
Vendredi 12 août 2016