Ici-bas

Comme Le Torrent Se précipite Vers La Mer, Comme Le Soleil Et La Lune Glissent Par Delà Les Montagnes Du Couchant, Comme les Jours Et Les Nuits Les Heures Et Les Instants S'enfuient, La Vie Humaine S'écoule Inexorablement. Padmasambhava (VIIIe Siècle)

Paroles Du Maître…



Je Suis Ici Depuis Le Commencement Et Y Serai Jusqu’à La Fin Des Temps, Car Mon Existence N’a Pas De Fin. 

L'Âme humaine n'est qu'une partie du flambeau qui se consume et dont Dieu s'est séparé à la Création.

Mes frères, cherchez conseil les uns auprès des autres, car en cela réside la voie pour sortir de l'erreur et du vain repentir. 

La sagesse du nombre est votre bouclier contre la tyrannie. 

Car lorsque nous nous tournons vers l'autre pour qu'il nous conseille, nous réduisons d'autant le nombre de nos ennemis.

Celui qui ne cherche pas conseil est un sot. 

Sa sottise lui masque la vérité, le rend méchant, têtu, et en fait un danger pour autrui.

Lorsque vous avez appréhendé clairement un problème, affrontez-le avec résolution, car telle est la voie du fort.

Cherchez conseil auprès des anciens, car leurs yeux ont contemplé le visage des années et leurs oreilles ont écouté les voix de la Vie. 

Même si leur conseil vous déplaît, prêtez-leur attention.

N'attendez pas de bons conseils d'un tyran, d'un mécréant, d'un présomptueux ou d'un déserteur de l'honneur. 

Malheur à celui qui conspire avec le mécréant venu chercher conseil.

Car tomber d'accord avec lui est une infamie, et prêter l'oreille à ce qui est faux une traîtrise.

Tant que je ne serai pas doté d'une vaste connaissance, d'un jugement sûr et d'une grande expérience, je ne pourrai prétendre être un conseiller des hommes.

Hâtez-vous avec lenteur, et ne soyez pas paresseux quand l'occasion se présente. 
Vous éviterez ainsi de graves erreurs.

Mon ami, ne sois pas comme celui qui s'assied devant l'âtre et regarde le feu s'éteindre, puis souffle en vain sur les cendres froides. 

N'abandonne pas l'espoir et ne cède pas au désespoir à cause de ce qui est passé, car pleurer sur l'irrémédiable est la pire des faiblesses humaines.

Hier, je me suis repenti de mes actes, mais aujourd'hui, je comprends mon erreur, et le mal que j'ai attiré sur moi lorsque j'ai brisé mon arc et détruit mon carquois.

Je t'aime, mon frère, qui que tu sois — que tu pratiques ton culte dans une église, que tu t'agenouilles dans un temple ou que tu pries dans une mosquée. 

Toi et moi sommes les enfants d'une seule foi, car les divers chemins de la religion sont les doigts de la main bienveillante d'un seul Être Suprême, une main tendue à tous, offrant à tous la plénitude de l'esprit et désireuse de tous les recevoir.

Dieu t'a donné un esprit doté d'ailes sur lesquelles t'envoler vers le spacieux firmament de l'Amour et de la Liberté. 

N'est-il pas dès lors regrettable de te couper les ailes de tes propres mains et de souffrir que ton âme rampe comme un insecte sur la terre?

Mon âme, 
la Vie est comme un coursier de la nuit ; plus rapide est son vol, plus proche est l'aurore.


Extrait de « La voie de l’éternelle sagesse »



Khalil Gibran (1883-1931)



Billet Proposé Par Aron O’Raney