Ici-bas

Comme Le Torrent Se précipite Vers La Mer, Comme Le Soleil Et La Lune Glissent Par Delà Les Montagnes Du Couchant, Comme les Jours Et Les Nuits Les Heures Et Les Instants S'enfuient, La Vie Humaine S'écoule Inexorablement. Padmasambhava (VIIIe Siècle)

Au Tibet, Immolations Par Le Feu


Les Autorités Chinoises Censurent Les Immolations Par Le Feu 

Malgré les appels du dalaï-lama aux Tibétains à « ne pas sacrifier leurs précieuses vies », les immolations en protestation contre la politique de Pékin au Tibet ont repris de plus belle depuis octobre 2014, défiant la surveillance et la répression exercées par les autorités chinoises, qui ont doublé, en vain, les effectifs de sécurité et les mesures de rétorsion envers les fonctionnaires locaux. 

Après les menaces, les emprisonnements, les tortures et les appels à la délation, Pékin semble avoir mis en place une nouvelle tactique, non pour empêcher les suicides de se produire, mais pour éviter que l'information ne soit relayée par la communauté internationale, laquelle reproche à la Chine régulièrement sa « politique répressive au Tibet ».

La dernière immolation connue remonte au 23 décembre 2015, lorsque Kalsang Yeshi, un moine âgé 37 ans, s'est suicidé par le feu devant le poste de police de Dawu (Tawu), dans la préfecture autonome tibétaine de Kardze (Ganzi), dans la province du Sichuan. 

La victime, qui appartenait au monastère de Tawu Nyatso, était très appréciée dans la région pour avoir mis en place des programmes d'alphabétisation et d'aide aux déshérités. 

Avant de succomber, le moine tibétain a appelé au « retour du dalaï-lama » et à « la libération du Tibet », comme l'avaient fait tous ses prédécesseurs. 

Il devient le 136e Tibétain a avoir eu recours à cette forme extrême de protestation contre Pékin depuis le 27 février 2009.

Le site officiel du gouvernement en exil, Phayul, a également confirmé l'immolation de Tsepey Kyi, une jeune Tibétaine de 19 ans, le 22 décembre. 

Le 16 décembre, un autre Tibétain du nom de Sangye Khar, agriculteur âgé de 33 ans et père de deux enfants, s'était aussi transformé volontairement en torche vivante. 

Selon les ONG de défense des droits de l'Homme et les organisations de la diaspora tibétaine, il est plus que probable que plusieurs autres immolations aient eu lieu dernièrement sans que l'information leur soit parvenue, en raison de la censure qui a actuellement cours au Tibet.


Source : Églises d’Asie



Billet Proposé Par Aron O’Raney