Ici-bas

Comme Le Torrent Se précipite Vers La Mer, Comme Le Soleil Et La Lune Glissent Par Delà Les Montagnes Du Couchant, Comme les Jours Et Les Nuits Les Heures Et Les Instants S'enfuient, La Vie Humaine S'écoule Inexorablement. Padmasambhava (VIIIe Siècle)

La Lampe Du Cœur…


Il y a une désunion semblable à l'union 
Qui est bonheur
Par la mort du corps 
S'éclaire la lampe du cœur 

Du rire de l'éclair 
Le nuage se met en pleurs.
Et quand le nuage pleure 
Le jardin se met à rire


Q, LAR, n° 1604.


Dans l'herbe verte je hume 
Le parfum de ta bouche 
Et je vois ta couleur 
Dans la tulipe rouge 

Et si cela n'est pas 
Alors j'ouvre la bouche 
Et puis je dis ton nom 
Que je puisse l'entendre


Q, LAI, n° 1278


J'ai hurlé, il m'a dit : 
« Je te veux silencieux! » 
Puis quand j'ai fait silence : 
« Je veux tes hurlements! »

Je bouillonnais, il dit :
« Je te voudrais tout calme! »
Et puis quand je fus calme : `
« Je te veux bouillonnant! »


Q, LAI, n° 1281


Tu n'es ni eau, ni terre 
Tu es autre
Tu voyages 
Hors de ce monde d'eau et de boue 

Le corps est un ruisseau 
Et l'âme en elle l'eau de la vie
Là où tu es 
Rien de cela n'est


Q, LAI, n° 1782.


Ô chant de la vièle 
D'où viens-tu
Tu es rempli de feu 
De troubles et de tumultes 

Tu es l'espion des cœurs 
Et messager de ce désert-là 
Tout ce que tu dis 
C'est le secret du cœur


Q, LAI, n° 1945.



Djalâl ad-Dîn Rûmî



Billet Proposé Par Aron O’Raney