Ici-bas

Comme Le Torrent Se précipite Vers La Mer, Comme Le Soleil Et La Lune Glissent Par Delà Les Montagnes Du Couchant, Comme les Jours Et Les Nuits Les Heures Et Les Instants S'enfuient, La Vie Humaine S'écoule Inexorablement. Padmasambhava (VIIIe Siècle)

À Propos Du Changement


  
Avant Je Vous Disais Toujours : 

« Changez! Changez!, même si c'est pour le plaisir de changer.

Tant que vous n'aurez pas une raison forte et positive
Pour ne pas changer, changez! 

Changer c'est se développer, changer c'est vivre;
Alors, si vous voulez continuer de vivre, continuez de changer.»

« Eh Bien, Maintenant, Je Vous Dis Le Contraire : Ne Changez Pas.

Changer n'est ni possible ni souhaitable.

Laissez tomber.
Restez comme vous êtes. 
Aimez-vous tels que vous êtes.

Et si au bout du compte le changement est possible, 
Il aura lieu par lui-même, quand il le voudra et s'il le veut.

Fichez-Vous La Paix ! »

Nous ne tolérons pas un défaut, une faille, une faiblesse moral
Ou psychologique en nous-mêmes,

Nous nous acharnons à les corriger avec un total mépris 
De ce que nous sommes et une violence voilée.

Nous avons honte de nous-mêmes, 
Nous éprouvons de la rage ou du dégoût, 

Ou nous sommes simplement impatients, 
Et nous nous imposons le devoir de changer pour redevenir

Des personnes respectables à nos yeux et face à la société.

Nous changeons pour être acceptés,
Pour répondre aux attentes dont nous sommes l'objet,

pour nous ajuster à l'image idéale que nous avons conçue
De nous-mêmes et que nous portons intérieurement.

Manquant de patience à l'égard de nous-mêmes,
Nous nous faisons violence pour changer et cela ne marche jamais.

La violence n'aide jamais à la croissance.

Le seul changement acceptable est celui
Qui provient de l'acceptation de soi.

Le changement ne peut jamais être forcé :
Le changement arrive.

La résistance que nous opposons à nous-mêmes 
Ou à une tendance quelconque à l'intérieur de nous-mêmes

Ne sert qu'à renforcer cette tendance
Et rend le changement impossible ».


Extraits de « Sans armes ni bagages » 



Anthony De Mello



Billet proposé par Aron O’Raney