Ici-bas

Comme Le Torrent Se précipite Vers La Mer, Comme Le Soleil Et La Lune Glissent Par Delà Les Montagnes Du Couchant, Comme les Jours Et Les Nuits Les Heures Et Les Instants S'enfuient, La Vie Humaine S'écoule Inexorablement. Padmasambhava (VIIIe Siècle)

Le Krak Des Chevaliers...





Le Krak Des Chevaliers Se Situe Dans L'ouest De L'actuelle Syrie, Il Est Inscrit Sur La Liste Du Patrimoine Mondial De L'unesco Depuis 2006. Il Est Aujourd’hui Le Plus Célèbre Ouvrage Défensif D’orient.



Un Château Fort Qui A Marqué L’époque Des Croisades


Le mot « Krak » est dérivé du syriaque Karak « forteresse » ; encore appelé, Krak de l'Hospital, Qal`at al-Hosn « forteresse imprenable », Hisn al-Akrād « forteresse des Kurdes ».

Le Krak des Chevaliers est l'un des châteaux croisés les plus prestigieux, érigé pour la garde des territoires conquis après la première Croisade. Il fut occupé par les Croisés de l'an 1110 à l'an 1271.

Situé sur les derniers contreforts du djebel Ansariyya, le Krak domine de plus de cinq cents mètres la plaine d’El-Bukeia.

Il fait partie d'un réseau défensif sur les frontières des anciens États latins d'Orient et contrôle la trouée d'Homs, point stratégique au carrefour des routes reliant Homs à l'Est à la ville côtière de Tortose, à l'Ouest et Antioche, au nord, à Tripoli puis Beyrouth au sud.


Son emplacement stratégique lui permettait de surveiller ce large couloir qui aurait permis un accès facile à des armées musulmanes venant de Homs ou de Hama.

La forteresse disposait d’un moulin à vent, d’un four à pain et d’un gigantesque grenier pour stocker la nourriture.

Des citernes et un puits assuraient le ravitaillement en eau des hommes, et un aqueduc alimentait, un bassin servant à abreuver les animaux.

Il y avait d’autres bâtiments tels un réfectoire, le dortoir et les écuries.

Le château comportait aussi, une chapelle, une galerie de style gothique, un cloître, et une salle capitulaire voûtée en croisée d’ogives, où se réunissait les Chevaliers.

En entrant dans le fort par une rampe voutée on découvre les salles de garde, les écuries, et le fossé séparant les deux enceintes fortifiées.

L'on voit les tours, les vestiges d’un hammam, un très beau cloître, et la Salle des Chevaliers couverte de voutes en ogive.

Sur le chemin de garde des murs extérieurs, on aperçoit l’ensemble de la citadelle d’un côté, et la « trouée de Homs ».




Le site fut occupé il y a fort longtemps, comme l'atteste la bataille de Qadesh, qui se déroula à cinquante kilomètres environ du Krak, entre Égyptiens et Hittites, en 1214 av. J.-C.


Avant l’arrivée des Croisés, il y avait là en l'an 1031 une forteresse appelée Hosn al-Akrad « le château kurde ». Celle-ci était occupée par une garnison de soldats kurdes au service de l’émir de Homs. 

Avec l’arrivée au pouvoir de Al Hakim, le « calife fou », une vague de persécution contre les chrétiens d’orient se produisit au début du XXIe siècle, elle est à l’origine les croisades organisées pour reconquérir Jérusalem.

C’est en 1099 qu’arrive la première croisade avec pour objectif la prise de Jérusalem. La citadelle que l’on appelle à l’époque « Forteresse des Kurdes » tombera après plusieurs assauts en l'an 1110.

Tancrède, le duc normand d’Antioche qui conquit le château en l'an 1110, en fit don à son fils Pons. L’édifice entra alors dans le comté de Tripoli.

Les armées chrétiennes comprirent l’importance de ce point stratégique qui fut confié en l'an 1142 par Raymond Ier, comte de Tripoli et fils de Pons, à la garde des Hospitaliers.


C’est à partir de ce moment que la citadelle sera connue comme le Krach des Chevaliers.

À la suite d’un important séisme en l'an 1170, les Hospitaliers reconstruisirent la plus grande partie du Krak.

Nour ed-Din et Saladin tentèrent à plusieurs reprises de conquérir la place, sans succès.

L'an 1271, le fort fut pris par le Sultan Baybars Ier à la tête de ses mamelouks, cette conquête mettant fin à près de cent trente ans d'invincibilité du fort.

Les survivants du premier assaut furent autorisés à quitter la forteresse sains et saufs.

Après la chute de Saint-Jean d'Acre en 1291, la forteresse ne présentait guère d'intérêt, elle sombra alors dans l'oubli.



Aron O’Raney