Ici-bas

Comme Le Torrent Se précipite Vers La Mer, Comme Le Soleil Et La Lune Glissent Par Delà Les Montagnes Du Couchant, Comme les Jours Et Les Nuits Les Heures Et Les Instants S'enfuient, La Vie Humaine S'écoule Inexorablement. Padmasambhava (VIIIe Siècle)

Hommage À Neil Armstrong, L'homme Qui A Fait Rêver L'humanité

  



Le Héros De La Conquête Spatiale…


Neil Armstrong, le premier homme à avoir marché sur la lune est décédé, le 25 août 2012 à l'âge de 82 ans, suite à des complications après une opération cardiovasculaire

Neil Armstrong intègre la Nasa en 1955 et 14 ans plus tard, le 20 juillet 1969, il est le premier humain à marcher sur la Lune

Son nom restera à jamais associé aux premiers pas de l’humanité hors de son berceau

Portrait de ce « héros de l'espace »


Embarqués à bord de la navette Apollo 11, Neil Armstrong, 39 ans à l'époque, et son co-équipier Buzz Aldrin avaient marché sur la lune le 20 juillet 1969 à 2H56 GMT le 21 juillet, sous les yeux de 500 millions de téléspectateurs.

Le troisième membre de l'équipage Michael Collins était resté dans le module de commande resté en orbite autour de la Lune.

Neil Armstrong avait été chargé de commander la première mission lunaire américaine à bord de la capsule Apollo 11.

Il s'était posé sur la Lune à bord du module Eagle en juillet 1969, et avait assuré sa place dans l'Histoire en déclarant, alors qu'il foulait le sol lunaire : 

« C'est un petit pas pour l'homme, mais un bond de géant de l'humanité ». 

D’une certaine façon, cela faisait écho à celle du père de l’astronautique Constantin Tsiolkovski qui plus de cinquante ans avant avait déclaré :

« La Terre est le berceau de l'humanité, mais on ne passe pas sa vie entière dans un berceau ».


21 juillet 1969, 3h56 heure française, Neil Armstrong est le premier homme à marcher sur la Lune lors de la mission Apollo 11. © Nasa

L’homme qui allait concrétiser cette prédiction de Tsiolkovski et qui vient de décéder des suites d’un quadruple pontage coronarien à 82 ans le 25 août 2012, était né le 5 août 1930 à Wapakoneta, dans l'Ohio.

Comme beaucoup d’astronautes, il était initialement pilote d’essai. L’aéronautique, il y est tombé dedans tout petit déjà puisque c’est à deux ans que son père le fait assister à des courses aériennes et à six ans qu’il effectue son baptême de l'air.

Il obtient son brevet de pilote le jour de son seizième anniversaire, avant même son permis de conduire.

Cet homme modeste était instantanément devenu une icône de l'odyssée de l'espace.

« Il était le meilleur »


L’annonce de son décès a suscité une pluie d'hommages. 

« Nous nous sommes entraînés ensemble et nous étions aussi de bons amis, nous serons toujours liés par notre participation à la mission Apollo 11 », a réagi Buzz Aldrin, 82 ans, affirmant que Neil allait « manquer ». 

Neil Armstrong « était le meilleur et il va terriblement me manquer », a ajouté Michael Collins, 81 ans.

Le président des États-Unis Barack Obama, se disant « profondément attristé », a salué la mémoire de l'astronaute : « Neil était parmi les plus grands héros américains, pas seulement de l'époque actuelle, mais de tous les temps ». 

Son rival républicain à l'élection présidentielle américaine Mitt Romney a affirmé que « la Lune pleurait son premier fils terrien ».

Parlant d'Armstrong comme d'un « héros américain contre son gré », ses proches ont exprimé leur espoir que son héritage encourage les jeunes gens à « travailler dur pour que leurs rêves deviennent réalité (...) repousser les limites et servir avec abnégation une cause plus grande que la leur ».

John Glenn, 81 ans, qui a effectué le premier vol orbital américain, a quant à lui salué « l'audace » d'Armstrong et rendu hommage à son humilité légendaire.

Un homme de grande humilité


Après son exploit, il avait ensuite peu parlé en public, fuyant micros et caméras, il vivait depuis des dizaines d'années dans une ferme reculée de l'Ohio. « Il n'avait pas l'impression de devoir se vendre comme une marchandise », a déclaré l'ex-sénateur de l'Ohio à la chaîne de télévision CNN. 

« C'était une personne humble et il l'est resté après son vol lunaire, comme avant ».

Ce pionnier lunaire, décoré de nombreuses fois par les États-Unis, mais aussi par dix-sept autres pays, n'avait jamais été à l'aise avec cette renommée mondiale, fuyant les feux des projecteurs. 

Armstrong avait même cessé de signer des autographes après avoir appris que ceux-ci se revendaient à des prix exorbitants.

Fasciné par les avions


Le jeune Armstrong avait été fasciné dès son enfance par les avions. Il prend des cours de pilotage à 15 ans et obtient son brevet de pilote un an plus tard.

Plus tard, il devient pilote de l'aéronavale et effectue 78 missions pendant la guerre de Corée.

Armstrong étudie aussi l'ingénierie aéronautique à l'université de Purdue dans l'Indiana, et obtient une maîtrise dans cette discipline à l'université de Californie du Sud.

En 1955, il devient pilote d'essai et vole sur cinquante différents types d'avion.


Neil Armstrong ici, à côté d'un des avions-fusées X-15 qu'il a pilotés. Le North American X-15 était un avion-fusée expérimental américain, construit dans le cadre d'un programme de recherche sur les vols à très haute vitesse et très haute altitude. © Nasa

Sept ans après, il est sélectionné par la Nasa, pour devenir astronaute.

En septembre 1966, il effectue un vol avec David Scott pour la mission Gemini 8. 

Le vaisseau s'amarre à un autre véhicule non habité, réalisant le premier amarrage orbital de deux modules spatiaux.

Puis ce sera la mission Apollo 11 et l'entrée de Neil Armstrong dans l'Histoire.
Il y a quelques années, il était revenu sur ses pas légendaires : « il n'y avait pas de poussière quand on donnait un coup de pied ».


En 2009, Neil Armstrong, Buzz Aldrin et Michael Collins avaient saisi l'occasion d'une de leurs rares apparitions communes en public au Musée de l'Air et de l'Espace à Washington, pour plaider en faveur de futures missions sur Mars, la planète rouge.



Documentation : latribune.fr — Futura-sciences



Billet proposé par Aron O’Raney