Ici-bas

Comme Le Torrent Se précipite Vers La Mer, Comme Le Soleil Et La Lune Glissent Par Delà Les Montagnes Du Couchant, Comme les Jours Et Les Nuits Les Heures Et Les Instants S'enfuient, La Vie Humaine S'écoule Inexorablement. Padmasambhava (VIIIe Siècle)

La Vie Quotidienne D’un Éveillé



Sri Ramana Maharshi — (1879-1950)



Sri Ramana Maharshi Le Sage D’arunachala



Pour Sri Ramana, la vie était aussi simple et tranquille que l’était son esprit.


Il ne tirait aucune gloire de sa notoriété et il n’était pas rare de le trouver assis sur le sol de terre battue de la cuisine, en train d’éplucher les légumes des repas du jour vers trois heures du matin.


Il pouvait aussi interrompre un entretien devant une centaine de personnes pour aller masser les pieds endoloris d’un nouveau venu assis silencieusement à l’extérieur de la salle d’audience ;

alors qu’il n’accordait par un regard à quelque important personnage venu de Delhi chargé de profondes questions métaphysiques.


Il prenait ses repas assis à même le sol, en compagnie de tout le monde, dans la salle commune.


Vivant presque nu, ne possédant rien, Sri Ramana conservait une simplicité de cœur qui fascinait ses visiteurs.


En fin d’après midi, accompagné de quelques disciples, il prenait son bâton et s’engageait sur le chemin rituel du tour de la montagne et ne rentrait qu’à la nuit tombée pour se retirer dans sa petite cellule monastique.


La montagne sacrée d’Arunachala, Sri Ramana la connaissait par cœur ; il en avait arpenté tous les sentiers et avait posé ses pieds nus sur chaque rocher brûlant.

Il en avait visité chaque grotte, salué tous les ermites solitaires qui s’y cachaient. 

Arunachala était son Dieu, sa compagne ; il était uni à ce mont comme à son Cœur spirituel.


La journée se passait en entretiens, car « Bhagavan » se consacrait entièrement à ses visiteurs. 

Parfois, aux heures chaudes de l’après-midi un disciple lui lisait les textes sacrés de l’hindouisme qu’il commentait à sa manière.

Il apprit ainsi que son expérience intime était décrite dans les antiques Upanisads, le Ribhu Gita, ou les hymnes védantistes de Shankara ; c’est ce qui lui permit de converser avec les plus érudits de ses visiteurs. 

Mais souvent il se contentait de leur répondre : « cherchez en vous-même qui pose la question, et vous trouverez la réponse ultime »



Bhagavan Sri Ramana Maharshi



Billet proposé par Aron O’Raney