Ici-bas

Comme Le Torrent Se précipite Vers La Mer, Comme Le Soleil Et La Lune Glissent Par Delà Les Montagnes Du Couchant, Comme les Jours Et Les Nuits Les Heures Et Les Instants S'enfuient, La Vie Humaine S'écoule Inexorablement. Padmasambhava (VIIIe Siècle)

Le Miroir Et L'Avare


  




Il y avait dans une ville de Chine, un homme avare. 

Tellement avare qu'il restait seul dans sa maison. 
Mais cela le désolait. 

Un jour, 
Un vieux sage fut reçu par l'homme avare.

Le vieux sage pour le remercier de son hospitalité
lui dit :

Aimerais-tu avoir des amis ?

Certainement, 
Mais personne ne rentre jamais chez moi,
Dit l'avare

Le vieux sage le conduisit derrière une fenêtre
Et lui dit :

Que vois-tu derrière cette vitre ?

Je vois des gens dans la rue, des hommes, 
Des femmes, des enfants.

Je vois aussi des maisons et au-delà des prés,
Des collines.

Le vieux sage le conduisit alors devant un miroir
Et lui dit : 

Que vois-tu dans ce miroir ?

Je ne vois que moi-même, dit l'avare.

Pourtant, dit le vieux sage, ce n'est que du verre,
Comme la fenêtre, sauf que derrière le miroir,
Il n'y a qu'une fine couche d'argent. 

Et elle t'empêche de voir la beauté de l'amitié
Et de la partager.

Et le vieux sage le quitta.

La leçon est bonne, dit l'avare.

Désormais, 
Je me rappellerai toujours ces paroles de sagesse.

« Car là où est ton trésor, là aussi est ton coeur. »

Et il ouvrit la porte de sa maison
Pour y laisser entrer tous ceux 

Qu'il avait aperçu par la fenêtre !

À partir de ce jour-là, 
Il ne fut plus jamais seul.


Source: Anonyme.  

Billet proposé par Aron O’Raney