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Comme Le Torrent Se précipite Vers La Mer, Comme Le Soleil Et La Lune Glissent Par Delà Les Montagnes Du Couchant, Comme les Jours Et Les Nuits Les Heures Et Les Instants S'enfuient, La Vie Humaine S'écoule Inexorablement. Padmasambhava (VIIIe Siècle)

Le Dalaï-Lama En Visite Au Royaume-Uni





Le Dalaï-Lama (c) lors d'une cérémonie à la cathédrale Saint-Paul de Londres, le 14 mai 2012.
LEON NEAL AFP.COM


LONDRES — Le Dalaï-Lama, chef spirituel des Tibétains retiré de la vie politique, a entamé vendredi une tournée de huit jours au Royaume-Uni où il doit donner une série de conférences, un mois après sa dernière visite à Londres qui avait entraîné des protestations chinoises.
Le prix Nobel de la paix, 76 ans, qui reste considéré par Pékin comme un dangereux « séparatiste » doit s'exprimer dans la journée devant des entrepreneurs à Leeds au Nord de l'Angleterre, pour aborder la question de l'éthique dans le monde des affaires.
Cette intervention a, selon la BBC, suscité la colère de la Chine, qui a menacé de renoncer à envoyer ses athlètes sélectionnés pour les JO dans un centre d'entraînement de cette ville anglaise à partir de début juillet, comme c'était initialement prévu.
S'exprimant à Manchester vendredi matin, le Dalaï-Lama a minimisé cette menace. 
« C'est toujours comme cela, c'est presque devenu une habitude », a dit le Dalaï-Lama, qui vit en exil en Inde depuis 1959.
Il doit également s'adresser samedi à des milliers de jeunes à Manchester (nord-ouest), pour les encourager à la paix et au dialogue, puis se rendre à Édimbourg et Londres.
Le mois dernier, le Dalaï-Lama s'était vu remettre le prix d'une fondation américaine, lors d'un déplacement à Londres pendant lequel il avait également rencontré « en privé » le Premier ministre britannique David Cameron.
La rencontre avait entraîné une « protestation officielle » de Pékin, qui avait dénoncé un « affront » et « une grave ingérence » dans ses affaires intérieures.
La Chine a de la même façon protesté récemment contre une rencontre entre le leader spirituel tibétain et le chancelier autrichien Werner Faymann, le 26 mai à Vienne.
Le Dalaï-Lama, qui a renoncé en 2011 à son rôle politique de chef du mouvement des Tibétains en exil pour ne plus qu'assumer un rôle spirituel, demande une autonomie réelle pour le Tibet sous administration chinoise, mais Pékin l'accuse de visées séparatistes.



 © 2012 AFP vendredi 15 juin 2012 



Billet proposé par Aron O’Raney