Ici-bas

Comme Le Torrent Se précipite Vers La Mer, Comme Le Soleil Et La Lune Glissent Par Delà Les Montagnes Du Couchant, Comme les Jours Et Les Nuits Les Heures Et Les Instants S'enfuient, La Vie Humaine S'écoule Inexorablement. Padmasambhava (VIIIe Siècle)

En Parlant Du Samsara...



La roue du Samsara et ses Six Mondes


Le Samsara signifie littéralement en sanskrit « ensemble de ce qui circule », d'où « transmigration », « transition », mais aussi « courant des renaissances successives ».

Le Samsara désigne le cycle infini des renaissances. 

Les hommes naissent, meurent et renaissent sans cesse dans un cycle infini : le Samsara, duquel ils ne peuvent s'échapper.


Tant que l’éveil n’est pas réalisé et l'ignorance fondamentale disparue, il y a transmigration du principe conscience chargé d’empreintes karmiques de vie en vie.

Nous sommes dans le cercle des vies conditionnées, c'est-à-dire les états de l'existence sous l'emprise de la souffrance, de l'attachement et de l'ignorance.

Plus simplement, le Samsara est le cycle des vies, de renaissance en renaissance ; ce terme existe également dans l'hindouisme, le jaïnisme, ou le sikhisme.


— Selon Shrî Aurobindo, il s'agit d'un mouvement circulaire de la conscience divine dans l'espace et le temps.

— Pour Swâmî Râmdâs, c'est la Ronde des naissances et des morts.

— D'après Swâmî Vivékânanda, ce sont les Réincarnations successives.

— Suivant Râmana Maharshi, c'est la Vie dans le monde du multiple.


Ainsi le Samsara est un cycle de renaissance et de souffrance dans lequel sont pris tous les Êtres n'ayant pas atteint l'éveil.

Ce cycle est sans commencement dans le temps, il se perpétue par l'accumulation du karma couplé à la soif d'existence ; et il ne s'achève qu'une fois le Nirvāana atteint. 

Le samsāra, dans la cosmologie bouddhique, se réfère au cercle vicieux des trois éléments qui sont : 

— Le désir
— L’action qui naît du désir
— L'effet engendré par l’action. 


Il renvoie à la détermination historique du présent, en ce sens que l'instant présent est formé par les conséquences du passé, et en particulier, par les actes « karmiques », telle la pensée.


C'est assis sous l'arbre de l'éveil que Bouddha se remémora ses vies antérieures et prit conscience du Samsara. 


Le but du bouddhisme étant la cessation de la souffrance, la pratique doit mener à un état de cessation de cette souffrance universelle, par le nirvāna.

C'est uniquement lorsque l'on a atteint le nirvana que l'on peut se libérer du Samsara. 

La condition dans laquelle on renaît dépend de nos vies passées et de nos actes présents, avec le phénomène du karma.




Aron O’Raney