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Comme Le Torrent Se précipite Vers La Mer, Comme Le Soleil Et La Lune Glissent Par Delà Les Montagnes Du Couchant, Comme les Jours Et Les Nuits Les Heures Et Les Instants S'enfuient, La Vie Humaine S'écoule Inexorablement. Padmasambhava (VIIIe Siècle)

Templiers Et Francs-Macons ; Transmission D’une Tradition





La Franc-Maconnerie est elle l’héritière de l’Ordre des Templiers ?

Pourchassés par Philippe le Bel, les moines-chevaliers se sont-ils réfugiés en Écosse ?
Comment y seraient-ils parvenus ?


Les Templiers Et L’indépendance Écossaise

L’écrasante victoire Écossaise obtenue pourtant en infériorité numérique est à mettre au crédit de la stratégie mise en place par Le Bruce et notamment par l’utilisation de carrés de piquiers, qui eurent raison de la cavalerie anglaise.

Il est également précisé de façon historique qu’en se dévoilant au dernier moment, la cavalerie écossaise a définitivement scellé l’issue de la bataille.

Mais le point étrange c’est que le gros de l’infanterie anglaise a fui devant cette cavalerie.

Pourtant, selon de sérieuses références historiques de l’époque, elle était principalement composée de guerriers peu aguerris.

Il est donc difficile de croire qu’une poignée de cavaliers écossais peu expérimentés aient mis ainsi en déroute l’immense armée d’Édouard.

L’une des thèses défendues par les historiens qui voient un lien entre les Templiers et les Francs-Maçons est de penser que certains Templiers ont participé à la bataille de Bannockburn, afin de remercier Le Bruce de leur offrir cette sorte « d’asile politique ».

D’une part, cela concorde au niveau des dates. D’autre part, à cette époque, une poignée de Templiers à cheval pouvaient engendrer l’effroi au sein d’une grande armée comme celle des Anglais.

Un oubli à mettre sur le compte du patriotisme écossais ?

Même si certains témoignages peuvent laisser penser que tel était le cas, il n’est pas clairement fait mention dans les textes d’époque d’une présence templière lors de cette bataille.

La raison en est simple : cette bataille est un immense symbole pour l’Écosse qui infligea alors à l’ennemi anglais une défaite prépondérante dans sa quête d’indépendance.

Il est donc évident que mettre en avant la présence de Templiers lors de cette victoire aurait, quelque part, conféré moins d’éclat au courage et au patriotisme écossais.

Toujours est-il que de nombreux éléments limpides ou plus confus nous permettent de dégager une hypothèse fort probable de templiers étant implantés en Écosse bien après la dissolution de l’ordre en 1312 et en accord avec le roi d’Écosse, Robert Le Bruce. Qu’ils aient ou non été présent à Bannockburn ce jour glorieux de l’histoire écossaise.

Que sont devenus les Templiers ?

Mais que sont ils alors devenus ?

Il est évident qu’ils ne pouvaient ouvertement continuer à exister et agir sous l’étendard de l’Ordre du Temple.

Pour bon nombre d’entre eux, ils furent assimilés à la population locale. La plupart reçurent des terres et devinrent des notables écossais.

Beaucoup tentèrent néanmoins de perpétuer les principes et le modèle templier par le biais d’organisations néo-templières, qui pullulèrent à cette époque, de manière clandestine ou non.

Parmi elles, on peut relever le célèbre Ordre de la Jarretière, fondé en 1348 par Édouard III d’Angleterre et qui prévaut encore de nos jours.

Ou encore l’Ordre de la Toison d’or et l’Ordre de Saint Michel, en France, dont furent membres certains des plus éminents sujets de l’époque, tel Charles de Bourbon.

Tous ces ordres n’avaient bien évidemment ni la taille ni l’aura du Temple. Ce n’était pas non plus des ordres militaires, mais plutôt des organisations à forte connotation symbolique, regroupant une certaine élite.

Néanmoins un seul ordre à fonction militaire de cette époque peut apparaître, après une minutieuse observation, comme le descendant direct du Temple sur bon nombre de points : il s’agit de la Garde Écossaise.

La Garde Écossaise, héritage des chevaliers du Temple.

Fondée en 1422 par le roi de France Charles VII, même si on peut fortement présumer que l’origine officielle de l’ordre date de 1410, voire d’avant, la Garde Écossaise avait comme fonction d’assurer la protection personnelle du souverain français, et ce jusqu’à sa disparition définitive lors de la chute des Bourbons, en 1830.

Sa composition est, d’ailleurs, l’un des éléments les plus troublants.

Durant des siècles on y note la présence quasi continue des plus importants et puissants clans Écossais, tel que le Clan Campbell, le Clan Sinclair, le Clan Hamilton, le Clan Seton, le Clan Stuart ou le Clan Montgomery, entre autres.

Ces mêmes clans sont historiquement rattachés à la période charnière vue précédemment : celle de la fin des Templiers et de l’indépendance Écossaise.

Ainsi pour ne citer qu’eux, les Seton, les Stuart ou les Sinclair de l’époque étaient des proches de Robert Le Bruce. Et l’origine de ces familles est également liée de près ou de loin aux Templiers, comme en attestent de nombreux documents de l’époque, notamment ceux récemment mis à jour par les descendants du Clan Sinclair.

Le mystérieux Clan Sinclair

Le Clan Sinclair, justement, ou plus exactement Saint Clair, est une illustre famille écossaise d’origine Normande, de l’époque de Guillaume le Conquérant, dont certains membres ont marqué l’histoire. C’est le cas de William de Saint Clair, l’un des chefs de la révolte écossaise contre Édouard Ier d’Angleterre et compagnon de William Wallace à la fin du XIIIe siècle.

Mais aussi celui de son fils, Sir William Saint Clair, mort en Andalousie en chemin pour la Terre Sainte, pour y enterrer le coeur de Robert Le Bruce.

C’est encore le cas d’un autre William Sinclair, chancelier et régent d’Écosse au XVe siècle, dont l’histoire retient surtout qu’il fut le dessinateur des plans de la célèbre Rosslyn Chapel, l’un des symboles historiques de la Francs-Maçonnerie, dont la tradition dit « Qu’en 1441, Jacques II d’Écosse, nomma Saint Clair patron et protecteur des maçons Écossais, nous entendons ici maçons opératifs, que la fonction était héréditaire, qu’après sa mort en 1480, ses descendants tinrent des réunions annuelles à Kilwinning ».

Kilwinning étant le nom d’une ville écossaise, mais aussi le nom de la première loge maçonnique du monde.

L’Amérique aussi

Il est également avéré que d’autres membres des clans écossais cités précédemment étaient eux aussi rattachés à la création ou tout du moins à l’histoire de la Franc-Maçonnerie, à travers les siècles.

Notamment durant une période prépondérante tant de l’histoire de notre monde que de celle de la maçonnerie, à savoir l’indépendance des États-Unis et la tentative de création d’une République Maçonnique souhaitée par d’illustres Francs-Maçons, tels que certains des Pères fondateurs de la nation américaine comme Georges Washington, Thomas Jefferson ou Benjamin Franklin.

Pour certaines personnes le lien entre l’Ordre des Templiers et la Franc-Maçonnerie peut paraître alambiqué, improbable, et tenant plus aux propos que certains Francs-Maçons ont délibérément mis en avant, afin de créer le mythe de la Franc-Maçonnerie que d’une vérité authentiquement certifiée.

Toujours est-il qu’il demeure des faits historiques si troublants de par leur nature ou sur la durée dans le temps, qu’ils ne peuvent pas être totalement occultés si l’on souhaite faire une analyse objective.

À vous de juger.


Deuxième partie du Billet «Templiers Et Francs-Maçons, La Piste Écossaise» -


Vincent Bréquigny.
http://vincent-brequigny.suite101.fr/
Billet proposé par Aron O’Raney