Ici-bas

Comme Le Torrent Se précipite Vers La Mer, Comme Le Soleil Et La Lune Glissent Par Delà Les Montagnes Du Couchant, Comme les Jours Et Les Nuits Les Heures Et Les Instants S'enfuient, La Vie Humaine S'écoule Inexorablement. Padmasambhava (VIIIe Siècle)

Bien Des Gens Disent...



— XXXXI —


Bien des gens disent : « Nous n'aimons pas tout le bruit et l'agitation du samkîrtana (1), nous désirons contempler

Dieu silencieusement, en restant assis dans un endroit solitaire. »

Pour parler franchement, c'est tant mieux pour vous si vous pouvez trouver Dieu par la contemplation.

Mais étudiez bien comment fonctionne votre esprit et voyez si,

quand vous êtes seul, vous pouvez vraiment penser à Lui.

Quand vous êtes seul, les pensées de toutes les affaires matérielles arrivent en foule.

Pendant le samkîrtana, ne faites pas attention à la danse et à l'accompagnement musical,

mais concentrez votre esprit sur Son nom et laissez-le planer très haut avec la dernière note de musique.

Il se créera peu à peu en vous une attitude de dévotion.

Pour la grande masse des gens, ces réunions de kîrtana avec des parents et des amis ont une grande utilité.

Elles conduisent à des modes de penser plus nobles et plus affinés.

Quand vous prononcez le nom de Dieu, votre esprit se met à apprécier le samkîrtana,

et la musique de celui-ci prédispose l'esprit à la contemplation des choses divines.

Tout comme vous devez célébrer les pûjâs (2) et prier,
il faut aussi prendre part à des samkîrtanas.

La musique doit être très harmonieuse.

Pensez toujours à Celui qui est le thème des chants dans le samkîrtana ;

sinon toute la musique ne sera qu'un assemblage de sons et de bruits et n'aura pas de sens.



1. Le kîrtana ou samkîrtana est une réunion d’hommes ou de femmes qui se groupent pour chanter les louanges du seigneur, généralement avec accompagnement de musique instrumentale, parfois aussi avec accompagnement de danses. On y répète inlassablement les « Noms » de Dieu.

2. La pûjâ est un culte rituel célébré devant une image de la Divinité.


Extraits : Aux Sources De La Joie — P 71,72 —


Mâ Ananda Moyî.


Billet proposé par Aron O’Raney