Ici-bas

Comme Le Torrent Se précipite Vers La Mer, Comme Le Soleil Et La Lune Glissent Par Delà Les Montagnes Du Couchant, Comme les Jours Et Les Nuits Les Heures Et Les Instants S'enfuient, La Vie Humaine S'écoule Inexorablement. Padmasambhava (VIIIe Siècle)

Allo Asma, C'est Rania De Jordanie !




(Crédit Photo : AFP)


Bon voisinage.


La reine Rania de Jordanie a téléphoné à Madame la présidente de Syrie, Asma al-Assad, pour s’enquérir de la situation chez sa voisine, révèle le quotidien panarabe publié à Londres, Al Qods al-Arabi.

L’épouse du Roi Abdallah II aurait alors été surprise de voir que Madame Assad paraissait plus inquiète par ce qui se passe en Jordanie - c'est-à-dire pas grand chose - plutôt que par le climat insurrectionnel, qui menace le pouvoir de son mari, depuis un an.

« Notre situation est excellente et stable, inutile de s’inquiéter pour nous », aurait répondu Asma al-Assad à Rania.


Cet appel de l’épouse du roi Abdallah II n’est pas le premier effectué par de hauts responsables jordaniens pour tenter de convaincre les dirigeants syriens de s’engager sur la voie des réformes.

Le souverain lui-même a révélé récemment avoir téléphoné à deux reprises à Bachar al-Assad au début de la crise pour le conseiller d’ouvrir le système politique syrien.

Abdallah a même dépêché auprès du raïs un ancien chef de la cour royale, Khaled al-Turki.

En vain.

Depuis, d’autres appels téléphoniques pourraient avoir eu lieu à partir de la Jordanie, mais avec un autre but : convaincre des cadres syriens de quitter le navire.

L’auteur de ce blog a révélé la semaine dernière dans Le Figaro que la Jordanie s’apprêtait à déployer quatre batteries anti-missiles Patriot au nord du royaume hachémite,

pour se protéger contre des tirs en provenance de la Syrie, mais aussi pour protéger son voisin israélien contre une attaque aérienne à partir de la partie orientale de la Syrie.


Les relations entre Amman et Damas sont aigres-douces.


La Syrie reproche à la Jordanie son alignement pro-occidental, et ses liens privilégiés avec la CIA, et, en coulisses, avec le Mossad.

De son côté, le royaume hachémite se méfie du double jeu pratiqué par son voisin du nord, et surtout de la capacité du pouvoir syrien de frapper hors de ses frontières.


Source : http://blog.lefigaro.fr/malbrunot/2012/02/allo-asma-cest-rania-de-jordan.html


Auteur : Georges Malbrunot - 29 février 2012 -

Billet proposé par Aron O’Raney