Ici-bas

Comme Le Torrent Se précipite Vers La Mer, Comme Le Soleil Et La Lune Glissent Par Delà Les Montagnes Du Couchant, Comme les Jours Et Les Nuits Les Heures Et Les Instants S'enfuient, La Vie Humaine S'écoule Inexorablement. Padmasambhava (VIIIe Siècle)

La Persévérance





« Le paresseux ne possède aucune vertu transcendante, ne fait pas le bien d’autrui et s’éloigne de l’éveil de l’esprit.
Inversement, les qualités de celui qui est persévérant ne déclinent pas, mais s’accroissent jusqu’à la réalisation de la sagesse infinie. » Bouddha


Au niveau spirituel, la persévérance est définie comme étant l’enthousiasme à faire le bien en général et à vraiment accomplir ce qui est bénéfique pour soi et autrui.

C’est également le remède aux trois formes de paresse :

— La paresse indolente qui est l’attachement excessif aux plaisirs des sens, à l’oisiveté, au sommeil, à la nourriture et à l’alcool, aux drogues, au tabac, etc.

— La paresse défaitiste qui consiste à toujours se dénigrer ou à penser que l’on est incapable de pratiquer toute forme de spiritualité.

— La paresse vile qui est d’effectuer des actes négatifs par plaisir ou par insouciance, tel que détruire la vie, amasser des richesses au détriment des autres, rechercher le pouvoir ou les honneurs, etc.

Au contraire, il faut s’armer de courage en pensant :

« Désormais et jusqu’à ce que j’aie établi tous les êtres dans l’état d’éveil insurpassable, je ne me départirai jamais de la persévérance altruiste. »

Il faut aussi avoir le courage d’abandonner les tendances négatives, d’accomplir des actes positifs et de faire le bien d’autrui avec joie sans jamais se lasser ni physiquement ni mentalement.

De plus, la persévérance s’accompagne d’humilité lorsque l’on ne se fait pas une haute opinion des efforts que l’on déploie et doit être insatiable, c’est-à-dire de ne jamais s’estimer satisfait de ses actes de bien.

Le grand yogi Milarépa disait :

« La seule raison de se lamenter se trouve dans tous les malheurs qui sont endurés dans le monde.
La seule raison de se réjouir se trouve dans toutes les épreuves qui sont accomplies dans le Dharma. »

Ayant pris conscience de toute la souffrance des êtres dans le monde conditionné et ayant compris le fait que c’est dans la pratique spirituelle que se trouve la joie ultime, on puise dans cette motivation l’énergie de réaliser l’éveil de l’esprit.

Evidemment, il n’est pas possible pour un débutant de méditer jour et nuit comme les grands yogis.

Mais l’important est d’effectuer une pratique régulière chaque jour.

Pour une personne laïque ayant une famille et une activité professionnelle, le mieux est de consacrer une heure par jour à la pratique spirituelle, de préférence le matin ou le soir, avant ou après toute activité mondaine.

Que ce soit les arts martiaux, le yoga, la prière ou la méditation, toute forme de pratique sur soi est bénéfique.

Si l’on a ni doute ni incertitude et que l’on s’applique avec diligence à son ascèse, on triomphera de toutes des difficultés et les souffrances.

En développant la vertu de perfection de la persévérance, les bodhisattvas ont atteint, atteignent et atteindront la parfaite bouddhéité.


Lama Namgyal —
Billet proposé par Aron O’Raney