Ici-bas

Comme Le Torrent Se précipite Vers La Mer, Comme Le Soleil Et La Lune Glissent Par Delà Les Montagnes Du Couchant, Comme les Jours Et Les Nuits Les Heures Et Les Instants S'enfuient, La Vie Humaine S'écoule Inexorablement. Padmasambhava (VIIIe Siècle)

Les Mystérieuses Roches Polies D’Atacama




Les mystérieuses roches polies d’Atacama – Jay Quade –


Elles sont Présentes par centaines, sur les plaines du désert Hyperaride d’Atacama au Chili en Amérique du Sud ; leurs formes et leur présence étaient inexplicables.

Ces roches d’un poids de Cinq cents kilos à huit tonnes intriguaient particulièrement Jay Quade, un géologue de l’Université de l’Arizona.

Elles ont la particularité d’être en effet quasiment lisses sur les sections de coupe, comme si elles avaient subi l’effet de l’érosion.

Or comme le fait justement remarquer ce géologue : « Sur Terre, l’agent le plus commun d’érosion c’est l’eau et cette dernière est pratiquement inexistante dans ce désert ».

Pour le scientifique, seuls des tremblements de terre ont pu engendrer de telles roches.

Les ondes sismiques auraient entrechoqué les pierres entre elles, ce qui aurait permis de lisser leurs côtés avec le temps, puisque ce processus aurait duré près de deux millions d’années.

Une solution logique, mais Jay Quade le géologue ne pensait pas pouvoir la valider un jour.

Parfois, la nature vient à l’aide des chercheurs !

Lors de son dernier voyage alors qu’il était en train d’examiner quelques rochers un séisme de magnitude de 5,3 sur l’échelle de Richter a frappé le secteur.

« C’était énorme ce son, comme le bavardage de milliers de petits marteaux » raconte le géologue.


Roche d’Atacama, aux coupes transversales polies par frottements


Il a ainsi pu voir en direct les roches sur la plaine se cogner les unes contre les autres et d’autres dégringoler depuis les collines alentour.

« Ce séisme nous a permis d’expliquer le phénomène »

Poursuis Quade qui a présenté sa découverte lors de la réunion annuelle de la Geological Society of America à Minneapolis.

Les analyses de la surface des pierres indiquent qu’elles sont âgées de un à deux millions d’années.


Leur âge, combiné à l'activité sismique de la région, génère un séisme comme celui dont le géologue a été témoin tous les quatre mois en moyenne.

Ainsi, ces phénomènes répétés suggèrent pour chaque roche une moyenne de cinquante à cent mille heures de collision et polissage.


J.I. – Sciences et Avenir –



Billet proposé par Aron O’Raney