Ici-bas

Comme Le Torrent Se précipite Vers La Mer, Comme Le Soleil Et La Lune Glissent Par Delà Les Montagnes Du Couchant, Comme les Jours Et Les Nuits Les Heures Et Les Instants S'enfuient, La Vie Humaine S'écoule Inexorablement. Padmasambhava (VIIIe Siècle)

Caresse D'enfant En Songe




quand le bruissement de l'air devient caresse,
Que la flamme du désir pâlit et se recroqueville,


Quand nos peurs s'étiolent et paressent,
Que les songes des enfants aux yeux ouverts,


Baume et tendresse,
En nous se nichent et se vrillent,


Les araignées de la nuit tissent leurs litanies sans fin,
Sur la mémoire lasse, les reflux déroulent leur éternité,


Et le silence s'installe et distille ses bruits rêvés,
Tandis que la nuit enveloppe de son manteau de paix,

Les souffles heureux des hommes endormis.


Le songe s'allonge et devient éternité,
Se creuse et devient havre de paix.


Là-haut les enfants dessinent des histoires,

Et crient leurs rires,


Tendent leurs mains aux hommes d'hier noyés dans leur délire,

Le songe épouse l'éternité et s'enroule autour de la nuit,


Rêve ou tristesse, il fixe à jamais, dans le ciel étoilé,
Les rires des enfants aux yeux de vérité.

Mostafa Benhamza - 14 décembre 1997 -
Billet proposé par Aron O’Raney