Ici-bas

Comme Le Torrent Se précipite Vers La Mer, Comme Le Soleil Et La Lune Glissent Par Delà Les Montagnes Du Couchant, Comme les Jours Et Les Nuits Les Heures Et Les Instants S'enfuient, La Vie Humaine S'écoule Inexorablement. Padmasambhava (VIIIe Siècle)

Le vent de l’oubli



Dans le désert, deux amis qui marchaient se querellèrent,
L’un d’eux donna une gifle à l’autre.

Ce dernier, sans rien dire, écrivit dans le sable :
Aujourd’hui, mon meilleur ami m’a donné une gifle.

Ils continuèrent à marcher, et trouvèrent une oasis,
Dans laquelle ils décidèrent de se baigner.

Celui, qui avait été giflé, manqua de se noyer, et son ami le sauva.

Quand il se fut repris, il grava sur une pierre
Aujourd’hui, mon meilleur ami m’a sauvé la vie.

Celui qui avait donné la gifle, puis sauvé son ami lui demanda :
Quand je t’ai blessé, tu as écrit dans le sable,
Et maintenant tu as écrit dans la pierre.
Pourquoi ?
L’autre répondit :

Quand quelqu’un nous blesse, nous devons l’écrire dans le sable,
Où le vent de l’oubli l’effacera.

Mais quand quelqu’un fait quelque chose de bien pour nous,
Nous devons le graver dans la pierre,
Où rien ne peut l’effacer.

Auteur inconnu.
Texte proposé par Oraney.