Ici-bas

Comme Le Torrent Se précipite Vers La Mer, Comme Le Soleil Et La Lune Glissent Par Delà Les Montagnes Du Couchant, Comme les Jours Et Les Nuits Les Heures Et Les Instants S'enfuient, La Vie Humaine S'écoule Inexorablement. Padmasambhava (VIIIe Siècle)

Révolution en Tunisie


L'armée tunisienne sur l'avenue Habib Bourguiba à Tunis

Révolution en Tunisie
2010-2011

La Révolution tunisienne de 2010-2011, parfois appelée en Occident « Révolution de jasmin », est une suite de manifestations insurrectionnelles survenues en Tunisie en décembre 2010 et janvier 2011 et ayant abouti au départ du président de la République, Zine el-Abidine Ben Ali, en poste depuis 1987.

Pour les Tunisiens, le terme « Révolution de jasmin » faisant référence à la prise de pouvoir de Ben Ali, ils préfèrent eux-mêmes le nom de « Révolution pour la dignité ».

Parties de la ville de Sidi Bouzid, d'où le nom original de « révolte de Sidi Bouzid » ou d'« intifada de Sidi Bouzid », ces manifestations sont menées en protestation contre le chômage qui touche une forte proportion de la jeunesse, plus particulièrement les jeunes diplômés, la corruption et la répression policière.

Elles débutent le 17 décembre 2010, après l'immolation par le feu d'un jeune vendeur ambulant de fruits et légumes à Sidi Bouzid, Mohamed Bouazizi, dont la marchandise avait été confisquée par les autorités.

Quatre semaines de manifestations continues, s'étendant à tout le pays malgré la répression, provoquent la fuite de Ben Ali vers l'Arabie saoudite le 14 janvier 2011.

Le Conseil constitutionnel désigne le président de la Chambre des députés, Fouad Mebazaa, comme président de la République par intérim en vertu de l'article 57 de la constitution.

Cette désignation et la constitution d'un nouveau gouvernement dirigé par le Premier ministre sortant Mohamed Ghannouchi ne mettent pas fin à la crise ; le contrôle de huit ministères par le parti de Ben Ali, le Rassemblement constitutionnel démocratique, est contesté par l'opposition et des manifestations.

Le 27 janvier 2011, sous la pression populaire et syndicale, un nouveau gouvernement, sans les caciques de l'ancien régime, est formé par le Premier ministre Ghannouchi, maintenu en fonction.

Alors que les manifestations et les violences continuent à partir de cette date, le peuple tunisien faisant pression pour que le changement politique et social soit le plus complet possible et que les institutions du régime benaliste soient supprimées ou épurées, le Premier ministre Ghannouchi annonce sa démission le 27 février 2011.



Aron O’Raney
14 Janvier