Ici-bas

Comme Le Torrent Se précipite Vers La Mer, Comme Le Soleil Et La Lune Glissent Par Delà Les Montagnes Du Couchant, Comme les Jours Et Les Nuits Les Heures Et Les Instants S'enfuient, La Vie Humaine S'écoule Inexorablement. Padmasambhava (VIIIe Siècle)

La Dame Agée


Bonjour à vous mes amis

Nous sommes allés dans un petit village, Ramamer, situé près de Luxemburgisher .
Vous, hommes de la terre, vous êtes très compliqués quant au nom de vos villages.
Nous avons rencontré une dame âgée de quatre-vingt-dix-huit printemps. Cette personne vit comme beaucoup de personnes âgées, elle est seule depuis seize ans, elle regarde souvent le paysage par la fenêtre de sa cuisine. Elle a l’impression que son amour lui souffle le vent chaud dans son cou, comme pour lui faire comprendre qu’il l’attend, pour l’emmener vers un univers d’amour, de partage et de paix.
Elle appelle inconsciemment Dieu pour l’aider. Les personnes du village sont très gentilles avec elle, parfois elle va jouer aux cartes, elle fait quelques courses et rentre chez elle.
Elle a quatre garçons qui sont mariés et qui ont des petits enfants. Il est vrai que votre société rejette les personnes âgées et que le stress n’arrange pas la paix intérieure qui donnait en des temps moins évolués l’amour de son prochain et le partage des énergies.
Aujourd’hui, cette dame continue à se lever et part vers le petit bourg chercher son pain et son lait. Elle écoute la nature, elle se couvre pour ne pas avoir froid, car la brume met longtemps pour laisser la place au soleil.
Lorsqu’elle arrive chez René, le boulanger, elle parle de tout et de rien, elle prend sa baguette et René, n’oublie pas de lui donner son croissant. Quand cette dame était plus jeune, elle a gardé très souvent René, qu’elle appelait garnement. C’est ainsi, notre livre de vie est une grandeur d’âme qui ne peut rien cacher à la face de Dieu.
Cette dame à ce jour, ne s’est pas réveillée en ce monde, mais grand Dieu, qu’elle est belle et rayonnante dans son grand manteau blanc.
Ses yeux disent tout sur sa libération, son amour n’est pas surfait. De son corps émane la lumière dont nous voulons tous être pour ne pas perdre un instant d’amour.
Quel choix, nous avons fait pour habiter Gaïa alors que nous avions le Paradis.
Dieu dit que nous sommes des enfants qui doivent apprendre.
Que cela est pesant !

Source:    http://leportaildesames.over-blog.fr

Copyright : La reproduction ou la diffusion des billets et articles est libre, sous réserve de mentionner leur source : « http://oraney.blogspot.com/ », la référence de leur auteur ou de l’ouvrage, et de respecter l’intégralité des contenus.