Ici-bas

Comme Le Torrent Se précipite Vers La Mer, Comme Le Soleil Et La Lune Glissent Par Delà Les Montagnes Du Couchant, Comme les Jours Et Les Nuits Les Heures Et Les Instants S'enfuient, La Vie Humaine S'écoule Inexorablement. Padmasambhava (VIIIe Siècle)

La connaissance....

« Que l’homme s’examine lui-même », écrivait l’Apôtre aux fidèles de Corinthe (1 Corinthiens 11, 28).
C’est, en effet, important pour qui vise la sainteté. Il n’est pas de progrès possible si l’on ne s’arrête pas à faire le point pour savoir où l’on en est, pour s’assurer que l’on ne dévie pas des objectifs fixés, que l’on est sur le bon chemin.
La recherche de la sainteté demande de rectifier souvent, de redresser chaque jour l’orientation de notre vie qui, autrement, risque facilement de s’écarter peu à peu, comme insensiblement, de la bonne route.
Celui qui veut parvenir à la sainteté comprend le besoin de se connaître, de savoir comment il agit réellement, quel est exactement son comportement, pour remédier rapidement à toute erreur.
Ce n’est pas facile. D’une part, parce que nous nous faisons une haute idée de nous-mêmes et, d’autre part, parce qu’il nous en coûte d’accepter nos imperfections et nos limites. « Avant tout, connais-toi toi-même.
Certes, rien n’est plus dur, rien n’est plus laborieux et coûteux, mais lorsque tu te seras connu toi-même, tu pourras connaître Dieu et aborder courageusement les créatures » (saint Nil, Epistola 3, 314).
L’examen de conscience demandée se mettre d’abord en présence de Dieu et d’implorer ses lumières pour voir la réalité en face. « Mon juge c’est le Seigneur », dit saint Paul. Et il ajoute : « C’est pourquoi ne jugez pas avant le moment, avant que vienne le Seigneur : c’est lui qui mettra en lumière ce que cachent les ténèbres et qui révélera les desseins des cœurs ; et alors chacun recevra de Dieu la louange qui lui revient » (1 Corinthiens 4, 5).
Au fond, l’examen de conscience est une affaire de bon sens pour un catholique cohérent avec sa foi.
S’il permet « d’aborder courageusement » les autres, c’est parce qu’il nous donne une juste vision de la réalité de notre âme et nous permet de grandir en amour de Dieu.
Nous ressentons la crainte de l’Apôtre : « De peur qu’après avoir prêché aux autres, je ne vienne à être éliminé moi-même » (1 Corinthiens 9, 27).