Les Yeux Ouverts







Nous sommes tous solitaires, solitaires devant la naissance (comme l’enfant qui naît doit se sentir seul !) ; solitaires devant la mort ; solitaires dans la maladie, même si nous sommes convenablement soignés ; solitaires au travail, car même au milieu d’un groupe, même à la chaîne, comme le forçat ou l’ouvrier moderne, chacun travaille seul.

Mais je ne vois pas que l’écrivain soit plus seul qu’un autre.

Considérez cette maison : il s’y fait presque continuellement un va-et-vient d’êtres : c’est comme une respiration.

Ce n’est qu’à de très rares périodes de ma vie que je me suis sentie seule, et encore jamais tout à fait.

Je suis seule au travail, si c’est être seule qu’être entourée d’idées ou d’être nés de son esprit ; je suis seule, le matin, de très bonne heure quand je regarde l’aube de ma fenêtre ou de la terrasse ; seule le soir quand je ferme la porte de la maison en regardant les étoiles.

Ce qui veut dire qu’au fond je ne suis pas seule.


Mais dans la vie courante, de nouveau, nous dépendons des êtres et ils dépendent de nous.

J’ai beaucoup d’amis dans le village ; les personnes que j’emploie et sans lesquelles j’aurai du mal à me maintenir dans cette maison après tout assez isolée, et manquant du temps et des forces physiques qu’il faudrait pour faire tout le travail ménager et celui du jardin, sont des amies ; sans quoi elles ne seraient pas là.

Je ne conçois pas qu’on se croie quitte envers un être parce qu’on lui a donné (ou qu’on en a reçu) un salaire ; ou, comme dans les villes, qu’on ait obtenu de lui un objet (un journal mettons) contre quelques sous, ou des aliments contre une coupure.

(C’est d’ailleurs l’idée de base de Denier du rêve : une pièce de monnaie passe de main en main, mais ses possesseurs successifs sont seuls).

Et c’est ce qui me fait aimer la vie dans les très petites villes ou au village. Le marchand de comestibles, quand il vient livrer sa marchandise, prend un verre de vin ou de cidre avec moi, quand il en a le temps.

Une maladie dans la famille de ma secrétaire m’inquiète comme si cette personne malade que je n’ai jamais vue, était ma parente ; j’ai pour ma femme de ménage autant d’estime et de respect qu’on pourrait en avoir pour une soeur.

L’été, les enfants de l’école maternelle viennent de temps en temps jouer dans le jardin ; le jardinier de la propriété d’en face est un ami qui me rend visite quand il fait froid pour boire une tasse de café ou de thé.

Il y a aussi bien entendu, hors du village, des amitiés fondées sur des goûts en commun (telle musique, telle peinture, tels livres), sur des opinions ou des sentiments en commun, mais l’amitié, quelles qu’en soient les autres raisons, me paraît surtout née de la sympathie spontanée, ou parfois lentement acquise, envers un être humain comme nous, et de l’habitude de se rendre service les uns aux autres.

Quand on accueille beaucoup les êtres, on n’est jamais ce qui s’appelle seul.

La classe (mot détestable, que je voudrais voir supprimer comme le mot caste) ne compte pas ; la culture, au fond, très peu : ce qui n’est certes pas dit pour rabaisser la culture. Je ne nie pas non plus le phénomène qu’on appelle « la classe », mais les êtres sans cesse le transcendent.


Les Yeux ouverts — Extrait —


Marguerite Yourcenar (1903 –1987)
Texte proposé par Aron O’Raney

Humilité Et Franc Maçonnerie





En Franc Maçonnerie, l'Humilité se rattache à l'éternel apprentissage, car c'est se dire que nous ne savons pas grand-chose, mais que nous allons essayer d'apprendre et de comprendre.

L'Humilité pour un Maçon, c'est de revenir toujours au stade d'apprenti quel que soit son parcours maçonnique, car pourrait-il sinon se croire digne de devenir Compagnon ou même Maître avec un sentiment d'aussi faible capacité ?

Que savons-nous réellement qui pourrait justifier nos certitudes ?

L'Humilité est avant tout une façon d'être, une façon de se comporter.

La nature humaine a parfois tendance à se survaloriser.

Pour réfréner cette tendance, l'Homme doit cultiver l'Humilité, seul rempart à l'hypertrophie de son ego.

Ceci signifie pour le Maçon de s'imposer des limites, de les accepter, voire de les transcender.

Lors de la cérémonie de son installation, au Rite Écossais Rectifié, le nouveau Vénérable doit pénétrer en loge sans tablier.

Le premier Surveillant lui en demande la signification et le Vénérable lui répond :

« Qui s'élève sera abaissé – Qui s'abaisse sera élevé ».

En loge l'Humilité s'apparente beaucoup à l'obéissance.

Elle consiste à accepter de répondre à ce que l'on attend de chacun de nous sans prétention ni réticence.

Le fait de fournir un service à l'autre exige de l'Humilité.

Le service en loge des apprentis symbolise à cet égard cette obligation d'être humble face à ses frères.

L'Humilité c'est surtout écouter l'autre, le comprendre sans vouloir absolument imposer son point de vue ; c'est aussi tenir compte d'idées différentes des siennes et de réfléchir à leur sens.

L'Humilité ne peut se passer que face à soi-même.

C'est avec sa sensibilité personnelle que le Maçon doit réaliser le travail important sur son perfectionnement intérieur.

Le contraire de l'Humilité, c'est l'Arrogance, comportement que l'on pourrait définir comme étant celui d'une personne qui croit détenir la vérité et qui veut coûte que coûte l'imposer à autrui.

Méfions-nous pourtant, car ce n'est pas l'Arrogance qui est la plus nuisible.

Soyons plutôt sur nos gardes face à ceux qui donnent l'illusion de l'Humilité, cette humilité feinte qui débouche sur l'hypocrisie et la fourberie et qui n'est autre qu'une représentation d'orgueil camouflé.

Un tel comportement est souvent repérable dans la vie profane lorsque l'Humain est confronté à son environnement social, professionnel et financier qui lui est souvent hostile.

Le voile, heureusement, ne tient qu'un temps et se déchire à la première bourrasque orageuse venue.

A l'instar du Compagnon opératif, à la recherche constante et éternelle de son mieux faire artisanal, nous autres Francs Maçons ? Devrions partir avec humilité à la découverte du monde et de la Vérité.

L'Humilité, c'est se débarrasser de son ego, d'en fuir la fascination, de laisser tomber masque et carapace, afin d'être simplement soi-même, en état de compréhension et d'acceptation.

L'individu a une valeur intrinsèque qu'il ne doit pas oublier et qu'il mettra au service de son prochain sans forfanterie.

Bien que l'on s'en défende, en Maçonnerie nous observons que l'Humilité procède de la même démarche qu'en religion, recueillement, écoute, réceptivité, compréhension et acceptation.

L'Humilité est donc pour le maçon, égale au plaisir d'obtenir un résultat.

Adhérer à l'Humilité c'est à la fois la démarche et le résultat.

Au sens profane l'Humilité signifie se mettre au niveau de son interlocuteur afin de le comprendre, mais pour le Maçon cette mise à niveau doit avoir un but, c'est d'avoir envie de faire mieux, d'amener un changement.

L'Humilité doit être un changement par soi-même sur soi-même, qui se voit et se perçoit sans besoin d'explication.

En conclusion, l'Humilité doit déjà être présente dans le profane pour être cultivée en Maçonnerie et être rendue bonifiée au monde profane.


Source: www.fideliteprudence.ch
Copyright © 2001. Fidélité et Prudence


Billet proposé par Aron O’Raney

Le Mot







Braves gens,
prenez garde aux choses que vous dites !

Tout peut sortir d'un mot
qu'en passant vous perdîtes ;

TOUT, la haine et le deuil !

Et ne m'objectez pas que vos amis sont sûrs

Et que vous parlez bas.


Ecoutez bien ceci :


Tête-à-tête, en pantoufle,

Portes closes, chez vous,
sans un témoin qui souffle,

Vous dites à l'oreille du plus mystérieux

De vos amis de cœur
ou si vous aimez mieux,

Vous murmurez tout seul,
croyant presque vous taire,

Dans le fond d'une cave à trente pieds sous terre,

Un mot désagréable à quelque individu.


Ce MOT —
que vous croyez que l'on n'a pas entendu,

Que vous disiez si bas dans un lieu sourd et sombre

Court à peine lâché,
part, bondit, sort de l'ombre ;

Tenez, il est dehors !
Il connaît son chemin ;

Il marche, il a deux pieds, un bâton à la main,

De bons souliers ferrés,
un passeport en règle ;

Au besoin, il prendrait des ailes,
comme l'aigle !

Il vous échappe, il fuit, rien ne l'arrêtera ;

Il suit le quai, franchit la place, et cætera

Passe l'eau sans bateau
dans la saison des crues,

Et va, tout à travers un dédale de rues,

Droit chez le citoyen dont vous avez parlé.


Il sait le numéro, l'étage ; il a la clé,

Il monte l'escalier, ouvre la porte,
passe, entre, arrive

Et railleur,
regardant l'homme en face dit :

« Me voilà !

Je sors de la bouche d'un tel. »

Et c'est fait.

Vous avez un ennemi mortel.



Victor Hugo



Billet proposé par Aron O’Raney

Plénitude






Ô mon Dieu, sois satisfait des amoureux !
Que la fin des amants soit bénie.


Que ta beauté pour eux soit une fête,
Puisse leur âme être
dans ton feu comme l’encens.


Ô Bien-Aimé !
Tu as versé notre sang de ta main ;

Que notre âme par cette main
soit ensanglantée.

Celui qui dit : « Sauve-le de l’amour ! »

Que sa prière soit chassée du ciel.


La lune, un certain temps,
s’amenuise dans la voie de l’amour ;

Que cet amoindrissement,
dû à l’amour,
soit une plénitude.


Les autres demandent à la mort un sursis,

Mais les amants s’écrient :

« Non, non, puisse-t-elle arriver vite ! »

Le ciel est fait de la fumée
des cœurs qui se consument,

Louanges à celui qui est ainsi consumé.



OM, No 826.

Djalâl ad-Dîn Rûmî



Billet proposé par Aron O’Raney

Saint-Jean De Damas, Prêtre Et Docteur De L'église





Saint-Jean de Damas
(† C. 749)



Arabe chrétien, de haute bourgeoisie, Saint Jean de Damas alias Saint Jean Damascène, eut de hautes fonctions dans le califat de Damas en Syrie.


Il se fit connaître comme écrivain poète.


À cinquante ans, il se retira du monde et se fit moine à Saint-Sabas, entre Jérusalem et la Mer Morte.


Ordonné prêtre, il laissa de nombreux écrits théologiques.


Il développa le culte des saintes icônes et chanta les louanges de l'Assomption.


Il est fait Docteur de l'Église par Léon XIII en 1890.




© Evangelizo.org 2001-2010





Billet proposé par Aron O’Raney

Découvrez Le Visage De Meresamun, La Prêtresse De Luxor



Crédit : Anna Ressman/Oriental
Institute/University of Chicago

La technologie permet aujourd'hui de retrouver, en partie du moins, la physionomie d’êtres humains disparus depuis des milliers d’années.
C’est le cas de Meresamun, une prêtresse-musicienne du temple de Karnak qui vivait il y a 2.800 ans environ. Sa momie a été passée au scanner et son aspect physique reconstitué par des spécialistes.


Acquis en 1920 par James Henry Breasted (1865-1935), archéologue et historien spécialisé en égyptologie membre de l’Université de Chicago, le sarcophage et la momie de Meresamun, ce qui peut se traduire par l’aimée d’Amon, viennent de livrer plusieurs secrets sur la vie et l’aspect d’une membre du clergé égyptien qui vivait à Thèbes, aujourd’hui Louxor, probablement vers 800 av. J.-C..

Les inscriptions sur le sarcophage lui-même ont non seulement indiqué le nom de la personne dont il contenait la momie, mais aussi sa fonction. Il s’agissait d’une prêtresse vouée au culte d’Amon dans le temple de Karnak.

Elle était chanteuse et musicienne. La qualité du sarcophage composé de lin et de plâtre atteste aussi qu’elle devait provenir d’une famille riche et prospère à cette époque.

La momie elle-même ne mesure que 1,45 mètre environ. La taille de Meresamun peut apparaître petite, mais c’est sans compter l’effet du procédé de momification et la déshydratation qui l’a accompagnée.

Selon les estimations des chercheurs qui ont étudié la momie, la prêtresse devait en fait mesurer plus de 1,65 m ce qui est plutôt grand pour une Egyptienne de cette époque.

En septembre 2008, sa momie a été passée au scanner avec l’un des appareils les plus modernes du genre. Une telle machine permet d’obtenir en deux battements de cœur seulement une série d’informations complète sur l'activité cardiaque.

Dans le cas de Meresamun, trente milliards de mesures individuelles ont été acquises en seulement une heure à l’aide de 256 coupes obtenues avec le scanner baptisé Brilliance iCT. Il y a quelque temps, la momie de Toutankhamon a elle aussi subi un examen de ce genre.

Même le sarcophage de la momie ne peut la dissimuler au regard perçant de ce nouveau genre de scanner qu'est le Brilliance iCT.

Crédit : Anna Ressman/Oriental Institute/University of Chicago
Les données obtenues ont été riches en enseignements.

Par exemple, la densité et la taille des os de Meresamun, bien qu’elle soit morte jeune (vers 29 ou 30 ans très probablement), confirment qu’elle n’a jamais souffert de dénutrition et donc qu’elle appartenait bien à une famille aisée.

Les images du squelette de Merseamun fournies par le Brilliance iCT sont spectaculaires. C'est la première momie à bénéficier de cette technologie.


Crédit : Anna Ressman/Oriental Institute/University of Chicago

Meresamun est devenue une star qui possède même sa page Facebook. L’Oriental Institute Museum de l’Université de Chicago lui consacre une exposition spéciale depuis quelques mois, qui durera jusqu’au 6 décembre 2009.

Il faut dire que l’emploi du scanner a permis à deux artistes experts en médecine légale d’employer l’un un ordinateur l’autre des techniques plus classiques pour reconstituer la physionomie de Meresamun.

La vidéo montre les différentes étapes de la reconstitution de son visage à l’aide d’un ordinateur effectué par Joshua Harker.
En utilisant le logiciel et la technologie la plus moderne en imagerie médicale, l'artiste spécialisé en médecine légale Joshua Harker a reconstitué à l'aide des images 3D fournies par un scanner de dernière génération le visage de la prêtresse d'Amon Meresamun.
L'aspect final selon Harker est donc celui-ci.

Crédit : Josh Harker
Parti des mêmes données médicales, mais sans logiciel de reconstitution de médecine légale en 3D, un autre spécialiste du domaine travaillant pour le Department of Justice/Maryland State Police Missing Persons Unit, Michael Brassell, est quant à lui parvenu au résultat ci-dessous, significativement différent bien que présentant de nombreux points communs.

Crédit : Michael Brassell
L’exposition consacrée à Meresamun contient aussi de nombreux objets similaires à ceux qu’elle devait posséder pendant sa vie.

On peut aussi y apprendre qu’elle ne devait travailler que pendant une période d'un mois à l’intérieur du temple de Karnak puis devait probablement diriger des boulangers et des brasseurs au service du temple pendant les trois mois avant de se consacrer à nouveau au culte d’Amon.

On pense que les prêtresses musiciennes appartenaient à des familles dont plusieurs générations de femmes occupaient le même rôle et y préparaient leurs filles.

Les femmes de l’Egypte ancienne jouissaient des mêmes droits que les hommes, pouvaient divorcer et posséder des biens qu’elles administraient comme bon leur semblait.


Le sarcophage de Meresamun.
Crédit : Anna Ressman/Oriental Institute/University of Chicago

Futura-Sciences — Laurent Sacco —

Texte proposé par Aron O’Raney

Je t'ai Rêvée un Soir...






Femme, songe où fusionnent
toutes mes fictions,
tu as vibré comme réelle
dans mes nerfs ;

pleurant dans mes sentiers
de l'illusion perdue,
j'ai senti m'effleure
ta beauté inconnue.

En flétrissant mes rêves
et mes folles chimères
je t'ai forgée à brides
de ciel et de chair,

comme une résurgence
ou pareille au printemps
dans la forêt
de tant d'aberrants idéaux...

Ta chair divine et parfumée,
je l'ai rêvée
au milieu des tourments morbides
de mon être ;

et bien que floue, je sais,
Aimée, comment tu es,
fiction faite réalité
en chair de femme...

Je te cherche dans les yeux
de toutes les femmes,
je te cherche et
jamais n'ai pu te rencontrer.

Dans ma désillusion
s'abrite l'illusion
que tu es ou seras
plus belle qu'aucune autre.

Mes rêves te voudront
éternellement mienne,
jaillissant de la nuit
de toutes mes tristesses,

germe de joies étranges
qui aviveront
la flamme que répand
ta beauté inconnue.


Mémorial De L’île noire II — La lune dans le labyrinthe —



Pablo Neruda
Billet proposé par Aron O’Raney

L’Homme Le Plus Petit Au Monde...




Chandra Bahadur Dangi - Navesh Chitrakar/ Reuters


Un Népalais De 72 Ans, Homme Le Plus Petit Au Monde Jamais Répertorié


Chandra Bahadur Dangi mesure exactement 54,6 cm...


Chandra Bahadur Dangi dit avoir envie de visiter le monde et rencontrer des gens.


Un Népalais de 72 ans, né dans une vallée reculée du sud-ouest de ce pays, a été déclaré dimanche l'homme le plus petit jamais répertorié par le livre Guiness des records.

Chandra Bahadur Dangi mesure exactement 54,6 cm, soit 5,3 cm de moins que le Philippin Junrey Balawing, désigné en juin comme l'homme le plus petit du monde.

« S’il a réellement 72 ans, il est de loin la personne la plus âgée à être désignée comme la plus petite du monde depuis la création du Guiness des records il y a 57 ans », a déclaré Craig Glenday, rédacteur en chef de la publication.

Chandra Bahadur Dangi, qui pèse 12 kg, a indiqué récemment à l'AFP que cette « reconnaissance » compenserait d'une certaine manière des années de souffrance.

Orphelin à 12 ans, il a été recueilli par des membres de sa famille qui l'exposaient pendant des foires comme phénomène et qui empochaient l'argent.

Il a ensuite gagné sa vie, chichement, en tissant des bandeaux de jute et n'a quitté qu'une poignée de fois son village, situé dans une zone très pauvre du Népal, la région de Dang, à 350 km de Katmandou.

Chandra Bahadur Dangi s'est rendu dans la capitale népalaise pour la première fois, dans le cadre des cérémonies pour le Guinness.

« Je veux visiter des pays étrangers et rencontrer des gens à travers le monde », a-t-il déclaré.

Khangendra Thapa Magar, un autre Népalais qui a été un temps détenteur du record de la plus petite taille, avait visité une douzaine de pays et s'était rendu en Europe et aux Etats-Unis.

Il a figuré sur les affiches d'une campagne promouvant le Népal auprès des touristes, qui le montrait comme l'homme le plus petit du monde dans le pays doté de la montagne la plus haute du monde, l'Everest.

Les causes de la très petite taille restent un mystère, mais la plupart des hommes ou femmes désignés comme les plus petites personnes du monde souffrent de « nanisme primordial ».




Billet proposé par Aron O’Raney

La Pureté...






L'âme ne peut être pure, blanche comme neige, que si vous faites le vide dans votre esprit

Ou si au  contraire vous vous perdez dans la totalité de la création (1).

Toutes les couleurs se fondent pour produire le blanc, qui est la couleur du Sans forme.

Pour être pur,
il faut être sincère et droit.

Prenez appui sur la véracité et la simplicité, essayez d'être aussi blanc que le lait,

intérieurement et extérieurement, et alors non seulement vous serez heureux,

Mais les gens autour de vous le seront aussi.

Cultivez la pureté et la simplicité.

Libérez votre esprit de toute vanité, sacrifiez-vous pour le bien d'autrui sans la plus petite trace d’égoïsme,

Et alors vous verrez que tout le monde s’efforcera de vous rendre la vie plus belle et plus riche.

Votre vie sera ainsi une source de bien dans tout votre travail quotidien et dans tous vos exercices religieux.

A notre époque de jouissances matérielles et de luxe, la sincérité sanctifiée par le sacrifice est très nécessaire.

En vérité, la pleine jouissance de la vie ne s’obtient que si l’on part d’un esprit de sacrifice sans réserve.


(1) Ce sont les deux méthodes de Jnâna- Yoga : celle de l'affirmation (iti, iti), la via eminentiae, et celle de la négation (neti, neti), la via negationis, qui toutes deux conduisent à la réalisation de l'unité entre l'âtman et le Brahman. cf. Swâmi Vivekânanda, Le Yoga de la Connaissance.


Mâ Ananda Moyî.
Aux Sources De La Joie — P 65,66 —



Billet Proposé par Aron O’Raney

A Propos De Spiritualité



Les Textes Sacrés sont à même d’éveiller l’esprit. Ils peuvent favoriser la quête du chercheur spirituel, dans son approche de la réalité ultime.
Les Livres Sacrés doivent être lus avec attention, car ils recèlent des vérités voilées. Il faut découvrir et extraire, les perles précieuses qui s’y cachent.
Les Paroles ultimes lorsqu'elles nous touchent, se manifestent par un « lâcher-prise », La suspension de la pensée, L’abandon de la sensation corporelle, La prise de conscience…
Cela se concrétise par la transformation profonde de la conscience, car être touché au tréfonds de l’Être, c'est aussi approcher le Divin, et notre Réalité enfouie.
La Vérité Ultime est Une, Éternelle, et Universelle ; aucune religion, ni peuple, n'en possède le monopole ou l'exclusivité.
Elle est aussi Source de vie, le But des Religions, et un Langage universel, qui est celui de la Sagesse Éternelle.
Le Christianisme contemporain met souvent l’accent sur des sujets d’éthique morale ou sociale, négligeant ainsi la dimension profonde de la Parole Christique.
Il parait souvent circonscrire le Royaume de Dieu à l'au-delà, alors que le Christ est annonciateur d’une réalité omniprésente bien actuelle...
Les chrétiens frustrés, mais aussi bon nombre de Chercheurs de vérité ; se sont orientés vers d’autres cultures spirituelles, comme le Bouddhisme ou l'Hindouisme qui offrent des voies plus apparentes et pratiques de « libération » ou de « connaissance de soi ».
La doctrine chrétienne n'a rien à envier à certaines cultures orientales, Toutefois bien qu’elle offre autant de possibilités d'évolution spirituelle, celles-ci ne sont pas suffisamment valorisées, ni rendues aussi accessibles et vivantes, qu’elles devraient l’être.
Le « Connais-toi toi-même » ouvre seul le Chemin, vers la Hauteur.
En ce sens Râmana Maharshi, ce sage hindou suggère une voie par ce simple énoncé « L'investigation du « Qui suis-je ? » Conduit à la cessation de la souffrance et à l'acquisition de la Félicité suprême. »
Dans certaines traditions spirituelles, il existe des Textes résolument convergents ; il en est ainsi de la Bible, et du Vedânta Hindou, qui laissent apparaître des concordances plus que significatives...
En effet, les Paroles énoncées par l’une des traditions, trouvent un écho dans l'autre, toutes deux s'éclairent, se complètent, ou se confirment réciproquement.
Il semble qu’une seule Voix divine a inspiré certaines de leurs Révélations, ou que deux traditions s’assemblent pour dispenser un même Enseignement.
Ainsi Évangile et Upanishad védique énoncent « Dieu est en vous ; détachement et renoncement sont indispensables ; l'Être est Un et ce qui n'est pas Lui est irréel ; c'est ici-bas qu'il est possible de Réaliser la Vérité… »
Des expressions de penseurs et saints issus de ces deux voies spirituelles, et d’autres traditions aussi soulignent l'unité transcendante des religions.
— Saint Augustin disant « Je suis très certain par moi-même que je suis, que je connais.. Et que j'aime mon être, » exprime aussi le Sat-Chit-Ânanda, l’Être-Conscience-Béatitude des hindous.
— Maître Eckhart énonce « Le fond de Dieu et le fond de l'âme sont un seul et même fond ». Ce qui traduit également la définition de l'Advaïta Vedânta : Âtman = Brahman, Soi = Absolu, c'est-à — dire, identité du Soi au cœur de chacun, avec le Soi Universel.
Il y a ainsi des points communs, entre Christianisme et Hindouisme, mais aussi avec d’autres traditions spirituelles.
Des saints et sages de culture différente, tels Saint Augustin, Ibn Arabi, ou Râmakrishna ont maintes fois proclamés l’unicité divine, refusant ainsi qu’une religion puisse être supérieure aux autres…
Les formes d’expressions de l’Unicité sont multiples, et aucune Religion ne peut se déclarer « supérieure » à une autre.
Il existe différents chemins pour parvenir au sommet de la montagne, et les voies d'accès au Divin sont aussi diverses.
Cependant quand on approche du sommet de la montagne, tous les chemins se rejoignent naturellement. De même plus on est prés du Divin, plus on est proche des autres chercheurs de Dieu, aux voies diverses.
La diversité des religions est pleinement justifiée, car la terre est peuplée de plus de sept milliards d’humains, dont les cultures et les aspirations spirituelles sont foncièrement différentes.
Dieu est en nous, et la meilleure façon de le trouver est de Le chercher dans son cœur, à l'intérieur de soi...

Aron O’Raney

T’aimer Ou Ne Pas T’aimer







Encore une fois
Encore une fois

Les assassins dorment
Sous ma peau

Et la potence devient
Drapeau

Ou
Épi

dans le ciel de la forêt en flammes

L’ombre a détaché ses mains
de mon front

Et nous nous sommes cachés
en plein midi

Encore une fois
Le militaire passe

Sous ma peau
Encore une fois

Il enterre mes lèvres
dans les rides de l’hymne national

L’ombre a détaché ses mains de mon front
Et nous nous sommes cachés en plein midi

Encore une fois
Les martyrs s’échappent

Des chansons des poètes
Encore une fois

Nous sommes descendus de nos croix
Et nous n’avons trouvé nulle terre

Et nous n’avons aperçu nul ciel
L’ombre a détaché ses mains de mon front

Et nous nous sommes cachés en plein midi

Encore une fois
Nous nous sommes unis

L’assassin, moi et la mort recommencée
Ma liberté est devenue un fardeau

À mon cœur
Ses yeux sous l’exil et la patrie

Encore une fois
L’eau se perd dans les nuages

Et nous sommes appelés au Jihad !

L’ombre a détaché ses mains de mon front
Et nous nous sommes cachés en plein midi

En plein midi
Ils l’ont tuée
À ma place

Et ne m’ont pas arrêté

Encore une fois,
Car les assassins
Sont sous ma peau


Traduction de Saloua Ben Abda et Hassan Chami —


Mahmoud Darwich - 1972 -



Billet proposé par Aron O’Raney