De l’immortalité de l’âme


« Par où encore on voit que la nature elle-même décide tacitement pour notre immortalité,
C’est par cette ardeur avec laquelle tous les hommes travaillent pour un avenir, qui ne sera qu'après leur mort.

Mais tant de grands hommes qui ont répandu leur sang pour notre république, pensaient-ils autrement ?
Pensaient-ils, dis-je, que le même jour qui terminerait leur vie, terminait aussi leur gloire ?

Jamais, sans une ferme espérance de l'immortalité,
Personne n'affronterait la mort pour sa patrie.

Mais nous avons au dedans de nous,
Je ne sais quel pressentiment des siècles futurs,
Et c'est dans les esprits les plus sublimes,
C’est dans les âmes les plus élevées,
Qu’il est le plus vif, et qu'il éclate davantage.

Ôtez ce pressentiment,
Serait-on assez fou, pour vouloir passer sa vie,
Dans les travaux et dans les dangers ?

Puisque donc le consentement de tous les hommes,
Est la voix de la nature,
Et que tous les hommes, en quelque lieu que ce soit, conviennent qu’après notre mort,
il y a quelque chose qui nous intéresse,
Nous devons aussi nous rendre à cette opinion;
Et d’autant plus qu’entre les hommes, ceux qui ont le plus d’esprit, le plus de vertu,
Et qui par conséquent savent le mieux où tend la nature, sont précisément ceux,
Qui se donnent le plus de mouvement pour mériter l’estime de la postérité. »



Cicéron
Tusculanes, I, 14
Texte proposé par Aron O’Raney.

Quand Les Hommes Vivront D'amour



Quand les hommes vivront d'amour
Il n'y aura plus de misère
Et commenceront les beaux jours
Mais nous, nous serons morts mon frère

Quand les hommes vivront d'amour
Ce sera la paix sur la Terre
Les soldats seront troubadours
Mais nous, nous serons morts mon frère

Dans la grande chaîne de la vie
Où il fallait que nous passions
Où il fallait que nous soyons
Nous aurons eu la mauvaise partie

Quand les hommes vivront d'amour
Il n'y aura plus de misère
Peut-être songeront-ils un jour
À nous qui serons morts mon frère

Mais quand les hommes vivront d'amour
Qu'il n'y aura plus de misère
Peut-être songeront-ils un jour
À nous qui serons morts mon frère

Nous qui aurons aux mauvais jours
Dans la haine et puis dans la guerre
Cherché la paix, cherché l'amour
Qu'ils connaîtront alors mon frère

Dans la grand' chaîne de la vie
Pour qu'il y ait un meilleur temps
Il faut toujours quelques perdants
De la sagesse ici-bas c'est le prix

Quand les hommes vivront d'amour
Il n'y aura plus de misère
Et commenceront les beaux jours
Mais nous, nous serons morts mon frère

Quand les hommes vivront d'amour
Ce sera la paix sur la terre
Les soldats seront troubadours
Mais nous, nous serons morts mon frère

Auteur : Raymond Lévesque
Texte proposé par Aron O’Raney.

De L'ego provient le danger



De L'ego provient le danger


C'est de l'ego que provient le danger,
Ainsi que les maladies mentales et le désir,
Il n'est pas d'ennemi plus dangereux que l'ego ;
Quel que soit,
Dans le monde des objets mobiles et immobiles,
Ce dont l'ego a pu jouir
Tout cela est irréel ;
Seule est réelle la libération de l'emprise de l'ego.
L'intellect court de-ci de-là,
En vain, mais avec grand zèle, tel un chien de village.
Ô Brahmane,
J’ai été rendu inerte par la poursuite de mes désirs,
Et j'ai été mordu par mon mental comme par un chien !
Maha Upanishad, III.16-26.
Texte proposé par Aron O’Raney.

Prière Pour Une Journée




Seigneur, accorde-moi cette Grâce :
Que rien ne puisse troubler ma paix en profondeur,
Mais que j'arrive à parler santé, joie, prospérité,
À chaque personne que je vais rencontrer,
Pour l'aider à découvrir les richesses qui sont en elle.

Aide-moi surtout, Seigneur,
À savoir regarder la face ensoleillée,
De chacun de ceux avec qui je vis.

Il m'est parfois si difficile, Seigneur,
De dépasser les défauts qui m'irritent en eux,
Plutôt que de m'arrêter à leurs qualités vivantes,
Dont je jouis sans y prendre garde.

Aide-moi aussi, Seigneur,
À regarder ta Face ensoleillée,
Même en face des pires événements :
Il n'en est pas un qui ne puisse être source,
D’un bien qui m'est encore caché,
Surtout si je m'appuie sur Marie.

Accorde-moi, Seigneur,
La Grâce de ne travailler que pour le bien,
Le beau et le vrai,
De chercher sans me lasser,
Dans chaque homme,
L’étincelle que Tu y as déposé,
En le créant à ton image.

Accorde-moi encore d'avoir autant d’enthousiasme,
Pour le succès des autres que pour le mien,
Et de faire un tel effort pour me réformer moi-même,
Que je n'aie pas le temps de critiquer les autres.

Je voudrais aussi, Seigneur,
Que tu me donnes la Sagesse,
De ne me rappeler les erreurs du passé,
Que pour me hâter vers un avenir meilleur.

Donne-moi, à toute heure de ce jour,
D’offrir un visage joyeux et un sourire d’ami,
À chaque homme, ton fils et mon frère.

Donne-moi un coeur ,
Trop large pour ruminer mes peines,
Trop noble pour garder rancune,
Trop fort pour trembler,
Trop ouvert pour le refermer sur qui que ce soit.

Seigneur, mon Dieu,
Je te demande ces Grâces pour tous les hommes,
Qui luttent aujourd'hui comme moi,
Afin que diminue la haine et que croisse l'amour,
Car depuis ta Résurrection,
La haine et la mort ont été vaincues par l'Amour et la Vie.

Ouvre mes yeux à l’invisible,
Pour que rien n'arrive à ébranler l’optimisme,
De ceux qui croient en Toi ,
Et qui espèrent en l'Homme.

Amen.

Soeur Emmanuelle.

Texte proposé par Aron O’Raney.

L'Histoire De Kisagotami



Face À La Peine
Au temps du Bouddha, une femme nommée Kisagotami a la douleur de perdre son unique enfant.
Incapable de l’accepter, elle se met en quête de tous ceux qui pourraient lui fournir le remède qui redonnera la vie à son enfant.
Le Bouddha, dit-on, possède semblable remède.
Kisagotami va voir le Bouddha, lui rend hommage et lui demande :
— Peux-tu préparer un remède qui rendra la vie à mon enfant ?
— J’en connais l’existence, lui répond le Bouddha mais, pour le préparer, j’ai besoin de certains ingrédients.
Soulagée, la femme dit :
— Quels ingrédients te faut-il ?
— Apporte-moi une poignée de graines de moutarde fait le Bouddha.
La femme promet de lui en procurer, mais alors, qu’elle prend congé, il ajoute :
— J’exige que cette graine de moutarde provienne d’une maison où aucun enfant, aucune épouse, aucun parent, aucun serviteur ne soient jamais mort.
La femme acquiesce et va de maison en maison, à la recherche de la graine de moutarde.
Dans chaque maison, les gens acceptent de lui remettre cette graine, mais, quand elle leur demande si quelqu’un est mort dans cette maisonnée, elle ne peut trouver aucun foyer que la mort n’ait visité
— ici, une fille, là, un serviteur, là encore, un mari ou un parent est décédé.
Ainsi donc, Kisagotami est incapable de trouver un foyer affranchi de la douleur de la mort.
Voyant qu’elle n’est pas seule dans son chagrin, cette mère accepte que le corps de son enfant reste sans vie et s’en revient devant le Bouddha, qui lui déclare avec une infinie compassion :
— Tu croyais être la seule à avoir perdu un fils.
La loi de la mort veut que, parmi toutes les créatures vivantes, il n’y ait nulle permanence.
La recherche de Kisagotami lui a appris que personne n’échappe à la douleur.
Cet éclaircissement n’a pas éliminé l’inévitable souffrance de sa terrible infortune, mais il a atténué la douleur causée par la lutte contre cette triste réalité de l’existence.
Sa Sainté le Dalaï-Lama.
L’Art du Bonheur.
Texte proposé par Aron O’Raney.

La Terre Nous En Apprend Plus Long ....



La terre, nous en apprend plus long sur nous,
Que tous les livres,
Parce qu'elle nous résiste.
L'homme se découvre,
Quand il se mesure avec l'obstacle.

La perfection est atteinte,
Non, lorsqu'il n'y a plus rien à ajouter,
Mais, lorsqu'il n'y a plus rien à retirer.

Connaître,
Ce n'est point démontrer, ni expliquer,
C'est accéder à la vision.

J’ai toujours aimé le désert,
On s’assoit sur une dune de sable,
On ne voit rien, On n’entend rien,
Et cependant, quelque chose rayonne en silence…

Il est bien plus difficile de se juger soi-même,

Que de juger autrui.


Saint-Exupéry
Texte proposé par Aron O’Raney.

Prière Pour La Paix



Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix.

Là où est la haine, que je mette l'amour.
Là où est l'offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l'union.
Là où est l'erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l'espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.

O Seigneur, que je ne cherche pas tant,
A être consolé qu'à consoler,
A être compris qu'à comprendre,
A être aimé qu'à aimer.

Car c'est en se donnant que l'on reçoit,
C'est en oubliant qu'on se retrouve soi même,
C'est en pardonnant que l'on obtient le pardon,
C'est en mourant que l'on ressuscite à la Vie.


Texte Attribué à Saint François d’Assise
Texte proposé par Aron O’Raney.

Essai Sur L'art D'être Heureux


Artisan De Son Bonheur
Notre bonheur dépend des événements et de notre caractère

Notre bonheur, a-t-on dit, dépend des événements et de notre caractère.
Nous ne pouvons rien sur les événements, et nous ne pouvons presque rien sur notre caractère ; il s'ensuit que nous pouvons très peu de chose pour notre bonheur.
Ah ! connaissons nos forces, et ne prenons point de funestes erreurs pour d'affligeantes vérités.
Nous avons de l'influence sur les événements, si nous les évitons par le courage ou l'adresse, surtout par la modération, douce et constante prévoyance du sage.
Nous avons sur eux ensuite une influence non moins réelle, par la manière dont nous les considérons.
Tel coup du sort dont je suis accablé effleure le sage, qui se dit : « Comment juger l'incertain avenir ?
De mes revers naîtront peut-être mes jours les plus heureux. »
Enfin, nous exerçons de l'influence sur les événements, si nous savons sortir des situations pénibles.
Nous le saurons d'autant mieux que nous aurons plus de cette force d'âme qui conserve à l'esprit toute sa liberté, et de cette vivacité d'imagination qui distrait des plaisirs passés tant qu'il en existe qu'on peut goûter encore.
Notre caractère n'est pas uniquement le résultat de notre organisation ; il est aussi formé par toutes les impressions que nous avons reçues, par toutes les réflexions que nous avons faites.
Je vois des hommes dont la manière d'être est en opposition constante avec celle que le bonheur demande.
Qu'on leur parle de plaisirs ? Ils ont tout vu, tout épuisé ; ils semblent avoir vécu des siècles.
Éprouvent-ils un revers ? à leurs gémissements, on dirait qu'ils commencent de vivre, et qu'ils n'ont pu prévoir encore que le malheur les atteindrait.
La nature ne donne ni ces dégoûts prématurés, ni cette honteuse et triste lâcheté.
Que l'éducation nous éclaire, qu'elle nous fasse apprécier les biens et les maux de la vie, qu'elle rende notre âme plus forte et notre imagination plus riante, nous serons ce que nous devons être : vieillards dans les revers, toujours enfants dans les plaisirs.
L'homme peut agir sur lui-même et sur les événements ; il est donc un art d'être heureux.
Quoique cet art n'ait pas une place dans nos encyclopédies, je ne le crois pas moins digne de nos recherches.

Joseph Droz,
Essai sur l'art d'être heureux
Texte proposé par Aron O’Raney.

Le meilleur de toi-même

Les gens sont souvent déraisonnables, illogiques et centrés sur eux-mêmes.

Pardonne-les quand même...

Si tu es gentil, les gens peuvent t'accuser d'être égoïste et d'avoir des arrières pensées.

Sois gentil quand même…
Si tu réussis, tu trouveras des faux amis et des vrais ennemis.

Réussis quand même…
Si tu es honnête et franc, il se peut que les gens abusent de toi.

Sois honnête et franc quand même…

Ce que tu as mis des années à construire, quelqu'un pourrait le détruire en une nuit.

Construis quand même…

Si tu trouves la sérénité et la joie, ils pourraient être jaloux.

Sois heureux quand même…

Le bien que tu fais aujourd'hui, les gens l'auront souvent oublié demain.

Fais-le bien quand même…

Donne au monde le meilleur que tu as, et il se pourrait que cela ne soit jamais assez.

Donne au monde le meilleur que tu as quand même…

Tu vois, en faisant une analyse finale, c'est une histoire entre Toi et Dieu,

Cela n'a jamais été entre Eux et Toi.



Mère Teresa de Calcutta (1910-1997) —
Les Voix de la sagesse.
Texte proposé par Aron O’Raney.

Pensées De Saadi



Celui qui n'aime nul être,
Ignore la joie de vivre.

La seule richesse,
Est celle qui consiste,
À savoir dompter ses désirs.

Donner du plaisir à un seul cœur,
Par un seul acte aimable,
Est mieux que de se prosterner,
Mille fois en prière.
Ne pleure pas sur les morts,
Qui ne sont plus que des cages,
Dont les oiseaux sont partis.

Celui qui n'a pas subi,
Les sévérités d'un maître,
Subira les sévérités de la vie.

La soif du cœur,
Ne s'apaise pas avec une goutte d'eau.

Tirez la leçon des malheurs des autres,
Afin que les autres n'aient pas,
À tirer la leçon de vos malheurs.



Mocharrafoddin Saadi
Poète Persan du 13ème siècle.
Texte proposé par Aron O’Raney.

Deux Aspects De La Spiritualité



Il existe une tendance naturelle et traditionnelle, à rattacher la spiritualité aux religions.
Si toute religion est fondée dans la spiritualité, celle-ci n'est cependant pas une religion ; elle y est simplement associée, dans une perspective à caractère collectif.
L’autre aspect important de la spiritualité, concerne lui plus particulièrement, les prédispositions naturelles et spécifiques propres à l’individu.
Nous pouvons ainsi semble-t-il, considérer qu’il existe deux faces de la spiritualité, l’une en rapport effectif avec les convictions religieuses, l’autre directement issue, des qualités comportementales propres à chaque être humain.

La Spiritualité, Religieuse,

Dans cette vue spirituelle, il existe une profonde aspiration à se relier au Créateur, Dieu, le Divin.
La Terre est peuplée d’environ sept milliards d’êtres humains, et dans un certain sens, il se pourrait peut être, que nous ayons besoin, d’autant de religions différentes, à cause justement de l’infinie disparité humaine.
La finalité d’une quelconque religion, consiste à promouvoir le bien-être moral de l’homme, et nous pouvons émettre l’opinion qu’une seule religion, ne satisferait pas nécessairement, l’ensemble d’une population par nature différente.
Les religions visent à nourrir l’esprit humain, aussi devons-nous, dans cette optique, apprendre à célébrer et favoriser l’extension de la diversité Religieuse, pour le bien-être du plus grand nombre.
Il parait évident dans un tel contexte, que des êtres différents puissent avoir tout naturellement des dispositions d’esprit différentes ; cette variété individuelle plaide donc ainsi pour la variété des religions.
Dans ce concept, certains pourront juger alors, le Judaïsme, le Christianisme, ou l’Islam, comme étant la religion la  plus adaptée à leurs convictions profondes.
Quel que soit le choix religieux, Il est important que chaque pratiquant suive alors sincèrement et pleinement, l’enseignement de sa religion, quelle qu’elle soit et où qu’il vive ; ce qui exclut évidemment, toute forme d’intégrisme ou de dérive extrémiste.
L’idéal serait sans doute d’intégrer ces enseignements dans la vie de chacun, pour qu’il puisse acquérir la connaissance des thèses essentielles qui constituent une religion, non seulement au niveau de l’intellect, mais aussi à travers son propre ressenti.
S’engager dans l’exercice ou la méthode qui apportent la discipline intérieure de l’esprit, telle est l’essence de la vie religieuse. Cette discipline intérieure a pour but de cultiver ces états mentaux positifs.
Ainsi, mener une vie spirituelle dépend de la réussite de cette discipline, d’un état d’esprit maîtrisé, et de la traduction de cet état d’esprit dans les actes quotidiens.

La spiritualité, élémentaire ou Comportementale,


 


En abordant la dimension spirituelle de la vie, nous avons identifié les convictions religieuses comme un niveau de spiritualité, et si nous croyons en une religion ce choix est parfait.
Notre monde, est peuplé d’êtres humains fondamentalement différents, et d’une multiplicité de situations également dissemblables.
Il parait donc aussi naturel, que chacun puisse choisir, le cheminement spirituel qui convient à ses dispositions mentales, ses inclinations, son tempérament, ses convictions, sa famille, et son milieu culturel.
Nous entrons à présent dans l’aspect purement laïque de la spiritualité, et plus précisément dans ce que nous pourrions nommer, le domaine de la spiritualité élémentaire, propre à l’ensemble du genre humain.
Il s’agit là, des qualités innées que chaque homme possède, comme la bonté, la gentillesse, la générosité, la compassion, le souci des autres.
Que l’on soit croyant ou non-croyant, ce type de spiritualité est plus qu’essentiel, car l’être humain possède déjà ses qualités, souvent à l’état latent; celles-ci ne demandent alors, qu’à se révéler pleinement et croître.
Il est donc crucial, d’enseigner et de cultiver les valeurs spirituelles de base, qui sont en l’homme, pour le bien-être de ce monde. Cette forme de spiritualité est de loin la plus ouverte et la plus importante qui soit.
En effet, la spiritualité associée au religieux, en dépit de ses avantages, ne sera jamais Connue et Acceptée, que par une partie de l’humanité.
Il faut rappeler à ce propos que, sur les quelque sept milliards d’individus que compte notre monde, environ deux milliards seulement, croient véritablement, pratiquent, ou ne sont concernés que par une religion.
Par croyants sincères, nous ne faisons pas allusion à ceux qui se déclarent comme tels, mais ne font pas grand cas de leur foi et ne la pratiquent guère, dans leur comportement au quotidien.
Un Choix Personnel ?
La vraie spiritualité est avant tout, une attitude mentale qui se pratique à tout moment, en tout lieu, et en toute circonstance.
Les événements du quotidien, et toutes nos expériences nous enseignent.
Notre vie de tous les jours, est cette Grande Ecole ou tout devient matière à leçon.
La compassion, la tolérance, l’indulgence, le souci d’autrui, et tous nos états d’esprit vertueux, toutes ces qualités mentales, sont de l’Authentique Spiritualité; car toutes ces qualités mentales intérieures, ne peuvent jamais coexister avec le ressentiment, ou des états d’esprit négatifs.
Nous cherchons souvent bien loin, ce qui est à notre porte…



Aron O’Raney

Connaître Le Dalaï-Lama


Sa Sainteté le XIVe Dalaï-Lama
Le Dalaï-Lama est le chef spirituel des bouddhistes et le représentant spirituel des communautés bouddhistes du monde entier. Il est également l'auteur de nombreux livres sur le bouddhisme.
Sa Saintété le Dalaï-Lama, Tenzin Gyatso, est né le 6 juillet 1935 dans une famille de paysans pauvres de la province d'Amdo au nord-est du Tibet.
De ses quinze frères et soeurs seuls, six ont survécu. À l'âge de deux ans, Tenzin Gyatso fut reconnu comme le quatorzième de la lignée des Dalaï-Lamas, le précédent étant mort en 1933.
Le titre de Dalaï-Lama signifie « océan de sagesse », et ceux qui le portent sont considérés comme des manifestations du Bodhisattva de la Compassion, Avalokitesvara ( Tchènrézi en tibétain ).
Accompagné de sa famille, le jeune homme alla vivre à Lhassa où il reçut une formation religieuse et spirituelle complète. Il fut officiellement intronisé le 22 février 1940.
En 1959, il passa son examen final à Lhassa au cours de la fête annuelle de prière du Mönlam. Il réussit brillamment, puisqu'on lui décerna le grade le plus élevé de géshé, qui équivaut approximativement au doctorat en philosophie bouddhiste.

Tenzin Gyatso fut le premier Dalaï-Lama à entrer pleinement en contact avec la technologie moderne, et il montre un vif intérêt pour la science.
Avant les années 50, le Tibet était gouverné comme un état religieux où le représentant des bouddhistes exerçait le pouvoir à la fois spirituel et séculier.
Chaque Tibétain se sent profondément et viscéralement lié à son chef qui incarne le Tibet dans toute sa signification spirituelle et naturelle.
Jusqu'à la nomination d'un ministre des Affaires étrangères en 1942, cette fonction paraissait inutile tant le Tibet était isolé du reste du monde.
Le 7 octobre 1950, l'armée chinoise franchissait les frontières souveraines du pays.
Dominé militairement, et partisan de la non-violence, le Dalaï-Lama crut qu'un accord de cohabitation garantissant l'autonomie du Tibet pourrait être signé avec la Chine.
Dans cet espoir, il se rendit à Pékin en 1954 pour négocier la paix avec Mao Ze Dong.
En mars 1959, les troupes chinoises d'occupation réprimèrent brutalement un soulèvement populaire. 
Sa position et sa vie étant en danger, il s'enfuit en Inde où le gouvernement lui accorda le droit de s'installer à Dharamsala dans l'état de l'Himachal Pradesh.
Il fut suivi dans son exil par plusieurs milliers de Tibétains.
Plusieurs milliers d'autres, restés au Tibet, ont été tués ou torturés par les forces chinoises d'occupation. Les monastères ont été détruits systématiquement et un véritable génocide culturel fut programmé et mis en place.
En 1963, il présenta un projet de constitution démocratique pour son pays, et en 1992, il prit l'engagement de renoncer à toute autorité politique et historique dès que le Tibet aurait retrouvé son indépendance.
Le Dalaï-Lama a toujours déclaré que tant qu'il dirigerait les affaires du Tibet, il poursuivrait une politique de non-violence. Selon lui, toute solution fondée sur l'usage de la force est, par nature, temporaire.
« Le désarmement extérieur procède d'un désarmement intérieur. La seule garantie de paix se trouve à l'intérieur de vous-même. »
Son engagement inconditionnel en faveur de la paix a été reconnu par la communauté internationale, qui lui décerna le Prix Nobel de la Paix en 1989.
Auteur, il trouve dans ses livres sur le bouddhisme notamment, des mots simples et touchants pour parler de la nature humaine. Sa maîtrise des arcanes et des complexités de la pensée bouddhique est telle qu'aux yeux de ces disciples il fait plus qu'enseigner le Dharma : il l'incarne.
Pour lui, le bouddhisme n'est ni un dogme ni une religion, mais un mode de vie dans la paix, la joie et la sagesse.
Il met l'accent sur la responsabilité universelle et l'interdépendance des individus et des nations dans la réalisation de la bonté essentielle de la nature humaine.
Depuis des années, il voyage inlassablement, pour enseigner la paix et dispenser la sagesse et la joie.
Texte proposé par Aron O’Raney.

Je suis la Voie, la Vérité et la Vie…




Celui qui tourne résolument et pleinement ses yeux vers le Christ en le regardant suspendu à la croix, avec foi, espérance et charité, dévotion, admiration, exultation, reconnaissance, louange et jubilation, celui-là célèbre la Pâque avec lui, c'est-à-dire qu'il se met en route pour traverser la Mer Rouge grâce au bâton de la croix. (cf Ex 14,16)
Quittant l'Égypte, il entre au désert pour y goûter la « manne cachée » (Ap 2,17) et reposer avec le Christ au tombeau, comme mort extérieurement, mais expérimentant, dans la mesure où ses progrès le permettent, ce qui a été dit sur la croix au larron compagnon du Christ :
« Aujourd'hui, tu seras avec moi au paradis » (Lc 23,43)...

En cette traversée, si l'on veut être parfait, il importe de laisser là toute spéculation intellectuelle. Toute la pointe du désir doit être transportée et transformée en Dieu. Voilà le secret des secrets, que « personne ne connaît sauf celui qui le reçoit » — (Ap 2,17)...

Si tu cherches comment cela se produit,

Interroge la grâce et non le savoir,
Ton aspiration profonde et non pas ton intellect,
Le gémissement de ta prière et non ta passion pour la lecture.
Interroge l'Époux et non le professeur, Dieu et non l'homme.
Saint Bonaventure (1221-1274), franciscain, docteur de l’Église.
Itinéraire de l'âme vers Dieu, VII, 1-2,4,6.
Texte proposé par Aron O’Raney.

Merci Seigneur…


Rêve à ce qui te fait plaisir,
Va où tu veux aller,
Reste où tu aimerais être,
Tu n’as que cette vie.
Sur le chemin, puisses-tu trouver,
Un peu de bonheur, pour rester doux,
Quelques épreuves, pour devenir fort,
Un peu de peine, pour rester humain,
De l’espoir, pour continuer ta marche.
Celui, qui est le plus heureux,
N’a pas toujours eu la meilleure part;
Il vit juste pleinement,
Ce qu’il trouve sur le chemin.
Sois confiant, le bonheur attend,
Celui qui souffre, cherche, et persévère,
Car lui seul connait,
La profondeur des épreuves,
Et l’importance,
De ce qui laisse une marque,
Douloureuse dans la vie.
Apaise le passé,
Les erreurs, fautes, et peines,
Regarde le chemin devant toi,
Et surveille tes pas,
Tu n’es qu’un homme…
L’amour, et le Bonheur,
Naissent d’un simple sourire,
Ils grandissent, dans la main tendue,
Ils consolent, d’une oreille attentive.
Pense,
À ceux, que tu as rencontré,
Sur ta route,
Certains t’ont fait rire et sourire,
D’autres t’ont aimé,
Certains t'ont prêté leur épaule.
Pense,
À ceux, que tu as mal aimé,
À ceux, que tu voudrais serrer, contre ton coeur,
À ceux, à qui tu aurais voulu dire…
Je t’aime.


Aron O’Raney

Je Ne Dirai Pas Les Raisons

Je ne dirai pas les raisons
Que tu as de m'aimer.
Car tu n'en as point.
La raison d'aimer, c'est l'amour.

Chacun est responsable de tous.
Chacun est seul responsable.
Chacun est seul responsable de tous.

Ce qui embellit le désert,
C'est qu'il cache un puits quelque part…

La vérité de demain
Se nourrit de l'erreur d'hier.
Si tu diffères de moi, mon frère,
Loin de me léser, tu m’enrichis.
Être homme, c'est précisément être responsable.
C'est sentir, en posant sa pierre,
Que l'on contribue à bâtir le monde.
L’intelligence ne vaut qu’au service de l’amour.
Aimer, ce n’est pas se regarder l’un l’autre,
C’est regarder ensemble dans la même direction.

Nous n'héritons pas de la terre de nos ancêtres,
Nous l'empruntons à nos enfants.

Le plus beau métier des hommes
Est le métier d'unir les hommes.

Les vrais miracles font peu de bruit.

On ne voit bien qu'avec le cœur.
L'essentiel est invisible pour les yeux.

Le véritable enseignement
N'est point de te parler
Mais de te conduire.

Un sourire est souvent l’essentiel.
On est payé par un sourire.
On est récompensé par un sourire.

Pourquoi nous haïr ?
Nous sommes solidaires,
Emportés par la même planète,
Équipage d'un même navire.

 
Antoine de Saint-Exupéry
Texte proposé par Aron O’Raney.