La Vérité Est…


 

La Vérité est un pays sans chemin…

La Vérité est un pays sans chemin, vous ne pouvez avancer vers elle par quelque voie que ce soit, par aucune religion, aucune secte…

La Vérité étant infinie, non conditionnée, inapprochable par aucune voie, on ne peut l’organiser…

Il est impossible d’organiser la foi. La foi est quelque chose de strictement personnel, vous ne pouvez ni ne devez l’organiser.

Si vous le faites, elle meurt, se cristallise, devient un credo, une secte, une religion que l’on impose aux autres.

Ce n’est pas une initiative glorieuse que je prends en disant que je ne veux pas de disciples. Dès l’instant où vous suivez quelqu’un, vous cessez de suivre la Vérité.

Une seule chose m’importe et elle est essentielle : rendre l’homme libre.

Je désire le libérer de toutes les cages, de toutes les peurs et non fonder une religion, une nouvelle secte, ou établir une nouvelle théorie ou une nouvelle philosophie.

A quoi cela servirait des milliers de gens qui ne comprennent pas, qui sont complètement englués dans leurs préjugés, qui ne veulent pas ce qui est nouveau, mais préfèrent interpréter le nouveau à la convenance de leur moi stérile et stagnant ?
Je désire que ceux qui cherchent à me comprendre soient libres, qu’ils ne fassent pas de moi une cage. Ils devront plutôt se libérer de toutes leurs peurs – peur de la religion, peur du salut, peur de la spiritualité, peur de l’amour, peur de la mort, peur de la vie elle-même.

Nul ne peut vous rendre libres de l’extérieur; nul culte organisé, non plus que votre immolation à une cause, ne peut vous rendre libres.

Le fait de vous constituer en organisation ou de vous précipiter dans le travail ne peut vous rendre libres.

Vous vous imaginez que seules certaines personnes détiennent la clé du Royaume du bonheur. Nul ne la détient.

Personne n’a l’autorité pour la détenir. Cette clé est en vous ; dans le développement, la purification et l’incorruptibilité de vous seul, se trouve le Royaume de l’Éternité…

Ceux qui désirent vraiment comprendre, qui sont à la recherche de ce qui est éternel, qui est sans commencement ni fin, marcheront ensemble avec une plus grande ardeur et seront un danger pour tout ce qui n’est pas essentiel, pour les chimères et les ombres.

Et ils se concentreront, ils deviendront flamme. De cette amitié naîtra une véritable coopération entre tous, qui ne sera pas due à l’autorité, mais à une authentique compréhension. Grâce à cela, vous pouvez vivre dans l’éternel. Cela dépasse tous les plaisirs et tous les sacrifices.

Pour toutes ces raisons, après avoir mûrement réfléchi pendant deux ans, j’en suis venu à la décision de dissoudre l’ordre de l’Étoile puisqu’il se trouve que j’en suis le Chef.

Vous pouvez former d’autres organisations et attendre quelqu’un d’autre. Cela ne me concerne pas. Mon seul souci est la libération totale et sans condition de l’homme.


Extrait du discours du 3 août 1929 dans Krishnamurti, les années de l’éveil (Éd. Arista).

Votre Ami Est ..

    Votre ami est la réponse à vos besoins.



Il est le champ, que vous ensemencez avec amour et moissonnez avec reconnaissance.


Il est votre table et votre foyer. Car vous venez à lui avec votre faim et vous le recherchez pour la paix.
Lorsque votre ami révèle sa pensée, ne craignez pas le "non" de votre propre esprit, ni ne refusez le "oui".


Et lorsqu'il est silencieux, votre cœur ne cesse d'écouter son cœur; car en amitié, toutes pensées, tous désirs, toutes attentes naissent sans paroles et se partagent dans une joie muette.
Lorsque vous vous séparez de votre ami, ne vous affligez pas; car ce que vous aimez le plus en lui peut être clair en son absence, de même que pour l'alpiniste, la montagne est plus nette vue de la plaine.


Et qu'il n'y ait pas de but dans l'amitié, sinon l'approfondissement de l'esprit. 
Car l'amour qui cherche autre chose que la révélation de son propre mystère, n'est pas de l'amour, mais un filet jeté, et seul l'inutile est pris.


Et que le meilleur de vous-même soit pour votre ami.
S'il doit connaître le reflux de votre marée, qu'il en connaisse aussi le flux.
Car à quoi bon votre ami, si vous le cherchez pour tuer le temps ?

 Cherchez-le toujours pour les heures vivantes.
Car il lui appartient de combler votre besoin, non votre vide.


Et dans la douceur de votre amitié, qu'il y ait le rire et le partage des plaisirs.
Car, dans la rosée des petites choses, le cœur trouve son matin et sa fraîcheur.

Khalil Gibran  - (1888-1931) -
 Le Prophète -

Démocratie ..




Le mot démocratie est issu du mot grec ancien « demokratía » souveraineté du peuple; « dêmos » est le peuple, « kratos »  le pouvoir souveraineté, il incarne en fait le gouvernement de tous les citoyens.

La démocratie revêt différentes formes ou aspects, cependant telle qu’elle est définie communément, elle est un régime politique, ou un système de gouvernement, dans lequel le pouvoir est exercé par le Peuple, qui élit lui-même les représentants du pouvoir.

Actuellement, certains pays du Maghreb et du Proche-Orient expriment leur désir de libertés, où se soulèvent pour se libérer de leurs entraves dictatoriales. Tous ces pays désirent unanimement, reconquérir une liberté bien légitime, par l’instauration de régimes démocratiques.

Il convient cependant de ne pas occulter la réalité et les points de vue des voix, qui rétorquent que la démocratie par opposition à la monarchie, se teinte malgré tout d’une certaine forme de dictature légitimée.

En fait le plus souvent les démocraties s’installent légalement, par le truchement d’un « conglomérat politique » aux intérêts souvent divergents, qui choisit d’introniser un candidat démocrate au « Pouvoir ».

L’heureux candidat élu possédera par préférence une ou plusieurs des nobles qualités requises pour l’emploi. Un bon orateur, un tribun, un communicateur, une certaine aura de façade, un pouvoir de séduction sur la foule, du charisme, autant d’atouts qui conviendront pour vendre avec succès les meilleures recettes d’un bonheur assuré, pour le bien-être de la population.

Ainsi, l’honnêteté du citoyen plein d’espoir, ainsi que le sang versé pour conquérir la liberté ne serviront bien souvent qu’une poignée d’hommes avides de pouvoir et d’enrichissement personnel.

La démocratie sera réduite à un simple mot, dénué de tout sens moral, elle aura duré le temps de l’espoir, de la mise en scène politique, et d’une campagne électorale bien orchestrée, pour laisser place ensuite, à la triste réalité, du lendemain de fête.

La démocratie n’aura été qu’une vue de l’esprit, ou la lettre morte, qui méritera bien souvent les reproches, qui pourront lui être adressés.

Élire un individu dans le contexte d’un conglomérat politique incontrôlable, c’est avoir l’illusion de la liberté; lui remettre les pleins pouvoirs, c’est prendre assurément le risque d’en faire un nouveau dictateur, légalement choisi.

Si l’intelligence de cet homme de pouvoir nouvellement élu se résume à ses seuls beaux discours, ou à une servilité affichée, nul n’ignore que les promesses électorales ne sont la plupart du temps jamais respectées.

Alors, un peu de bon sens nous fera dire là, que nous sommes de pleins pieds dans une dictature « démocratique », librement acceptée et choisie par un peuple.

À qui faire confiance ? Qui devons-nous croire ? existe-t-il de par le monde, des hommes capables d’honorer leurs engagements, ou de respecter un idéal, en faisant passer l’intérêt des populations avant le leur, et celui de leur entourage.

Qui peut répondre ?


Aron O'Raney

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Le Serment du Samouraï


Je n'ai pas de parents, je fais des cieux et de la terre mes parents.
Je n'ai pas de demeure, je fais de Tan t'ien ma demeure.
Je n'ai pas de pouvoir divin, je fais de mon honnêteté mon pouvoir divin.
Je n'ai pas de fortune, je fais de ma docilité ma richesse.
Je n'ai pas de pouvoir magique, je fais de ma personnalité mon pouvoir magique.
Je n'ai ni de vie ni de mort, ma vie et ma mort ne font qu'un.
Je n'ai pas de corps, je fais de mon stoïcisme mon corps.
Je n'ai pas de Yeux, je fais du flash de l'éclair mes yeux.
Je n'ai pas d'oreilles, je fais de ma sensibilité mes oreilles.
Je n'ai pas de membres, je fais de ma promptitude mes membres.
Je n'ai pas de lois, je fais de mon autodéfense ma loi.
Je n'ai pas de stratégie, je fais du droit de tuer celui de protéger ma stratégie.
Je n'ai pas de dessein, je fais de la saisie instinctive de l'opportunité mon dessein.
Je n'ai fais pas de miracle, je fais du respect de la loi mon miracle.
Je n'ai pas de principes, je fais de mon adaptation en toutes circonstances mon principe.
Je n'ai pas de tactique, je fais de la vacuité et de la plénitude ma tactique.
Je n'ai pas de talents, je fais de mon esprit prêt à réagir mon talent.
Je n'ai pas d'amis, je fais de mon esprit mon ami.
Je n'ai pas d'ennemis, je fais de l'imprudence mon esprit.
Je n'ai pas d'armure, je fais de ma bienveillance mon armure.
Je n'ai pas de château, je fais de mon esprit inébranlable mon château.
Je n'ai pas d'épée, je fais de mon non-être mon épée.


Le hasard du Web

Il Meurt Lentement…


Il meurt lentement 
celui qui ne voyage pas,
 celui qui ne lit pas,

Celui qui n’écoute pas de musique,

Celui qui ne sait pas trouver
 grâce à ses yeux.

Il meurt lentement
Celui qui détruit son amour-propre,
Celui qui ne se laisse jamais aider.

Il meurt lentement
Celui qui devient esclave de l'habitude
Refaisant tous les jours les mêmes chemins,
Celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à changer la couleur de ses vêtements,
Ou, qui ne parle jamais à un inconnu

Il meurt lentement
Celui qui évite la passion
Et son tourbillon d'émotions
Celles qui redonnent la lumière dans les yeux
Et réparent les coeurs blessés

Il meurt lentement
Celui qui ne change pas de cap,
Lorsqu'il est malheureux
Au travail ou en amour,
Celui qui ne prend pas de risques
Pour réaliser ses rêves,
Celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
N'a fui les conseils sensés.

Vis maintenant!
Risque-toi aujourd'hui!
Agis tout de suite!
Ne te laisse pas mourir lentement!
Ne te prive pas d'être heureux!


Pablo Neruda -
Prix Nobel de littérature 1971
Texte proposé par Aron O’Raney.

Le Temps...



Le temps s’écoule toujours, et la double opération de construction et de destruction continue avec lui.

Mais le grand esprit du temps qui régit l’univers est éternel et parfait, aussi bien comme être unique total, que comme manifestation dans le multiple.

Pour lui, la naissance et la mort, la construction et la démolition sont comme deux aspects d’un seul et même processus, qui est le changement.

Par conséquent on le considère comme la source de tout bien; c’est pourquoi tous les gens heureux ou malheureux, lui adressent leur prières.

L’activité créatrice et l’activité destructrice, se complètent mutuellement, mais pour nous qui vivons enfermés entre les murs de la prison, ces deux processus semblent distincts, et nous sautons de joie lorsque naît un enfant, comme nous pleurons amèrement lorsque nous le perdons.

Dés que l’on oublie les liens de la chair et du sang,
toute distinction disparaît entre le père et le fils,
Alors Dieu apparaît dans sa création, partout.


Mâ Ananda Moyî

Le Passé N’est..


Le passé n’est plus, mais il marque éternellement la souffrance, du sceau de l’inoubliable.

Le présent est cet inconnu furtif, que nous tentons parfois de saisir sans succès.

L’avenir est peut être à notre portée, mais il est inconcevable.

Que reste-t-il ?

Joies éphémères,


Bonheurs fragiles ou fugaces,
Et ce Temps qui nous est mesuré.

Alors, même le plus souvent déçu,


 L’espoir, demeure le seul remède universel,


Contre les déchirements de cette vie.

Aron O'Raney

La souffrance ……


La vie sur terre est plus souvent souffrance que bonheur ou joie.
Nous n'en avons pas décidé ainsi, il en est de la nature de l'homme.
Un coeur meurtri, détruit par le reste du monde perd toutes les limites et tous les faux sentiments pour ne faire apparaître que le vrai de ce qui est en chacun de nous.
L'âme qui souffre se dévoile…
Elle ôte peu à peu les voiles qui l'habillait en société, pour se montrer vraie, claire et pure.
Et ainsi, doit être de celui qui se veut en Dieu.
Dieu n'accepte pas le faux, l'égoïsme, tout ce qui n'est pas, il cherche l'essence de ce que nous sommes.
La souffrance enseigne, ne la voyez pas comme une punition, mais comme une étape de l'évolution.
En souffrant en soi, face à soi, l’on se révèle, l’on se découvre et l’on se retrouve.
Les frontières et les murs créés par nous, pour notre protection et qui nous limitent,
tombent et s'effondrent, et combien se sent-on fragile à chaque effondrement.
Une partie de nous s'écroule et l’on ne sait ce qui va se trouver sous les ruines.
Nous avons peur, mais nous commençons aussi,
à entrevoir peu à peu, celui qui surgit et se découvre sous les ruines et les décombres.
Cette souffrance se fait plus forte et plus dure, plus l'avancée est grande.
L'homme se voit alors de plus en plus nettement comme il est,
et pour ce qu'il est, mais il voit aussi ce qui le sépare des autres…
En cela il se distancie, sans se croire meilleur.
Chaque douleur, lui permet de réaliser oh combien il est si petit, et si peu en tout.
Et, combien sa vie est vide.


Texte proposé par Aron O’Raney.

Les Mots…




Lorsqu'ils arrivent à nous les mots ne parviennent jamais,
à restituer le véritable état d’âme,
et le ressenti profond de celui qui les exprime.

Ainsi, quel qu’en soit l’auteur, et la sincérité du message qu'il veut délivrer,
le mot n'a guère l’importance,
que tout le monde lui attribue généralement,
lorsqu'il le reçoit.

Le mot, est un petit véhicule, dont l'unique fonction,
est de communiquer aux autres,
une réalité de surface, ou une simple information,
il résulte, d'un ressenti ou d'un flux d'émotions souvent non maitrisées.

Le mot reçu, est le plus souvent,
une transcription primitive, et instantanée d’une émotion,
sans garantie réelle du contenu délivré.

oraney

Regarde sans à priori




Regarde sans à priori et soi véritablement humble,
Tu pourras alors éprouver l’immense bonheur de voir et sentir l’univers et les êtres,
Avec tout l’amour et la compassion dont tu es capable,
Car l’humilité est l’une des clés essentielles de la compréhension universelle.
Dans tes actes de bonté et de générosité,
N’oublie jamais que celui qui reçoit,
C’est avant tout celui qui donne,
Qui prend la plus grande part.




oraney

Ce qu'un être humain...


Ce qu'un être humain pense de son prochain, il le puise en lui-même et le suppose chez lui-même. Un être humain réellement bon ne voudra trouver en premier lieu chez les autres que le Bien, alors qu'un être mauvais n'est tout naturellement capable que de présumer le mal chez son prochain, principalement lorsqu'il s'agit de ces choses qu'il n'est lui-même pas encore en mesure de comprendre.
Un être humain mauvais interprétera chez autrui tout ce qu'il ne comprend pas encore comme l'effet d'un mauvais vouloir, étant donné que, de façon correspondante à son genre, il n'attend absolument rien d'autre.
Or, chez un être humain bon, c'est le cas inverse. Il considérera dès l'abord toute chose selon son genre qui est bon.
Un être humain mauvais ne peut jamais croire au bon vouloir; il ne peut en faire la base d'aucune action, parce qu'il n'en est lui-même pas capable. Il reléguera toute action désintéressée dans le royaume des contes, ou même dans celui du mensonge, parce qu'elle lui est étrangère et incompréhensible.
Seul celui qui est bon peut y croire, parce qu'il est lui-même capable de se comporter de façon semblable.
C'est ainsi que le jugement d'un être humain sur ses prochains n'est toujours que le reflet de sa propre nature, qu'il exprime ainsi très clairement.
Ne parlez pas toujours. Écoutez ce que les autres veulent dire, restez ouvert et réfléchissez sur des avis différents.
D'où vient ce que vous croyez aujourd'hui? Vient-il de vos propres expériences ou de quelqu'un qui vous a dit d'y croire ?
Faîtes confiance de plus en plus à votre propre intuition, écoutez votre propre voix intérieure.

Réflexion maçonnique


Réflexion maçonnique Lueurs d’âme…
 
Quand une porte se ferme, une autre s’ouvre.
Qu’est-ce que je suis en train de faire de ma vie ?
Les difficultés ne sont pas là pour me décourager, mais pour me faire dé-couvrir quelque chose.
Je cesse de me sentir obligé de faire ce que les autres attendent de moi, je suis vrai avec moi-même.
Je cesse d’attendre, car ce qui doit arriver viendra de toutes façons.
Je vis dans l’instant présent, sans me soucier du passé ou du futur, je prends contact avec ma force intérieure.
Je règle ma situation devenue intolérable, je m’en libère.
Je porte attention aux coïncidences, puisque le hasard n’existe pas.
J’assume ma vie et je cesse de déléguer mon pouvoir aux autres.
Tout découle de mon attitude Intérieure.

Plus la place est prise par mes peurs, moins j’ai d’espace pour la Joie et l’Amour.
Aujourd’hui, je dis Oui au changement.
Aujourd’hui, je me dégage de ma culpabilité, je me pardonne et m’accepte tel que je suis.
La vie est un cadeau et je l’accepte, même si je l’ai mal emballé.
Je souris à la Vie et je rayonne sur mon entourage.
Je définis mes vrais besoins et abandonne les faux désirs.
Aujourd’hui, je me respecte et ne renonce pas à mes projets, même si les autres ne sont pas d’accord.
Je cherche à ressentir le sens réel dans tout ce qui m’arrive.
Chaque personne que je rencontre détient un message, et j’en détiens un pour lui : je suis à l’écoute.
Je re-crée ma Vie, ma vie est le résultat de mes choix quotidiens.
Je ne cherche plus le chemin du bonheur, car le bonheur, c’est le chemin.
Le bonheur, c’est de se sentir rempli d’Amour, de le recevoir et de le redonner.
Proposé par oraney