Alors qu'il vient de céder ses fonctions de leader politique des Tibétains en exil, le Dalaï-Lama, en visite à Toulouse pour deux journées d'enseignement et une conférence, a estimé aujourd'hui que c'était au peuple tibétain de décider de la poursuite de l'institution de Dalaï-Lama et qu'il était seul à décider de sa réincarnation.
« Il semble actuellement que la plupart des personnes concernées par l'institution du Dalaï-Lama semblent être en faveur qu'elle perdure », a souligné le prix Nobel de la Paix en notant que la question serait à nouveau posée lors d'une réunion de responsables bouddhistes « en septembre ».
Quant à « ma réincarnation, c'est moi que ça concerne, c'est mon affaire, ce n'est l'affaire de personne d'autre », a-t-il ajouté en mettant en garde la Chine contre une implication dans ce domaine.
Il a rappelé que dans le passé il y a eu deux occasions où l'empereur de Chine s'est mêlé du choix du Dalaï-Lama, mais qu'il était bouddhiste et disciple des différents Dalaï-Lamas et Panchen-lama.
Il a rappelé que dans le passé il y a eu deux occasions où l'empereur de Chine s'est mêlé du choix du Dalaï-Lama, mais qu'il était bouddhiste et disciple des différents Dalaï-Lamas et Panchen-lama.
Aujourd'hui, « le gouvernement communiste est athée, considère que la religion est un poison et que le Dalaï-Lama est un démon: c'est un peu fort pour un gouvernement athée de chercher la réincarnation d'un démon, cela paraît assez absurde », a-t-il noté en plaisantant.
Et « s'il veut s'en mêler, il faudrait que le gouvernement chinois accepte d'abord la notion de renaissance », a-t-il encore déclaré
Le dialogue face aux crises
A propos des crises dans le monde, il a estimé que les problèmes devraient se résoudre par le « dialogue » et non pas la « violence ».
Le dialogue face aux crises
A propos des crises dans le monde, il a estimé que les problèmes devraient se résoudre par le « dialogue » et non pas la « violence ».
« La plupart des conflits humains peuvent se résoudre par le dialogue », a déclaré le chef spirituel des Tibétains devant la presse en soulignant que « la violence est une sorte de déviation » et que « fondamentalement nous sommes beaucoup plus en harmonie avec les manières non violentes d'agir ».
« Les révolutions dans le monde arabe sont un signe extrêmement clair que la voie de la démocratie et de la liberté est la seule possibilité, c'est vers quoi tendent toutes les populations parce que c'est la seule façon véritable de gouverner un peuple », a-t-il ajouté en anglais, traduit par le moine bouddhiste français Matthieu Ricard.
« Les révolutions dans le monde arabe sont un signe extrêmement clair que la voie de la démocratie et de la liberté est la seule possibilité, c'est vers quoi tendent toutes les populations parce que c'est la seule façon véritable de gouverner un peuple », a-t-il ajouté en anglais, traduit par le moine bouddhiste français Matthieu Ricard.
Il s'est dit par ailleurs « inquiet » de la crise économique.
Enfin, abordant l'art du bonheur, le Dalaï-Lama a conseillé « l'espoir qu'un jour meilleur va venir ».
Enfin, abordant l'art du bonheur, le Dalaï-Lama a conseillé « l'espoir qu'un jour meilleur va venir ».
« Faites au mieux avec optimisme, ne ressentez aucun regret », a-t-il dit.
Source: AFP du 13 août 2011
Source: AFP du 13 août 2011
Publication du Figaro.
Texte proposé par Aron O’Raney.
